Crise au CDP: « Quand on a un membre gangréné, il faut avoir le courage de s’en débarrasser », (Achille Tapsoba)

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) à tenu le 24 septembre 2019 une conférence de presse avec pour objectif de faire le bilan après le congrès extraordinaire tenu le 22 septembre dernier.

« Le CDP, aux fins de reconstituer ses entités et de se réorganiser, avait décidé d’un congrès extraordinaire qui devait se tenir le 22 septembre 2019 », a informé Achille Tapsoba, premier vice-président de l’ex parti au pouvoir, avant d’indiquer que c’est « suite à cela [que] le parti avait été assigné en justice par certains militants ». Cette convocation du CDP, à l’en croire, était dans l’optique de dissoudre les bureaux politiques du parti et de suspendre le congrès extraordinaire. Pour le premier vice-président du CDP, ces demandes de suspension des instances du parti et pour certaines prises de position de ces gens qui ont assigné le parti en justice, constituent la goûte d’eau qui a fait déborder le vase.

Ragaillardi par la décision de justice qui a autorisé la tenue du congrès extraordinaire, le CDP, d’une manière au d’une autre, a tapé du point sur la table. « Nous sommes dans une position où une minorité veut imposer sa vision à la majorité », a insinué M. Tapsoba avant de marteler : « quand on a un membre gangréné, il faut avoir le courage de s’en séparer, si non, c’est tout le corps qui est menacé ». C’est par cet argumentaire que Achille Tapsoba justifie les mesures de suspension et d’exclusion prises à l’encontre de certains membres lors du congrès extraordinaire tenu le 22 septembre 2019. « Nous avons détecté ceux qui sont à l’intérieur du parti et qui veulent assouvir les intérêts d’autres entités extérieur au parti », a confié M. Tapsoba.

Celui-ci, tout en saluant cette décision de justice qui a légitimé la tenue du congrès extraordinaire du 22 septembre, a affirmé la nécessité de la tenue du congrès. « La tenue de ce congrès était plus que nécessaire. Elle nous a permis de nous adapter à la nouvelle donne politique et à améliorer nos textes. Elle a ragaillardi nos militants et montré que seul un congrès peu permettre de changer des textes », a-t-il dit. En conclusion, Achille Tapsoba a réaffirmé avec véhémence : « les hommes passent, les dirigeants passent, mais le CDP demeure ».

Adam’s Ouedraogo
Minute.bf

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