dimanche 19 avril 2026
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Suspension d’aide française au Burkina : « Il n’y a pas à s’inquiéter » (Ministre de l’économie)

Le 07 août 2023, la France a suspendu son aide au développement à l’endroit du Burkina Faso. Cette décision, selon les explications du ministère français des affaires étrangères, fait suite au soutien affiché des autorités burkinabè à l’endroit des militaires qui ont pris le pouvoir au Niger.

Si beaucoup d’observateurs voient dans cette suspension un coup dur porté au Burkina Faso, le ministre de l’économie, des finances et de la prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, lui reste plutôt stoïque. « Il n’y a pas à s’inquiéter », a-t-il affirmé sur les antennes de la Radio télédiffusion du Burkina (RTB), ce mardi 22 août 2023.

Même s’il reconnaît l’importance de cette aide pour le Burkina Faso, il dit penser que cette suspension est une interpellation à plus d’efforts dans la mobilisation des ressources à l’interne. « L’aide française au développement pouvait nous aider sur un certain nombre d’aspects. Mais nous pensons qu’aujourd’hui, si la France suspend son aide, ça nous interpelle sur la nécessité de nous réorganiser encore plus pour mobiliser davantage de ressources », a-t-il déclaré.

Aussi selon le ministre, au regard du montant de l’aide qui était accordé au Burkina Faso, il n’y a pas d’inquiétude à se faire. « Si vous regardez entre 2022 et 2023, si je prends la subvention arrêtée au mois de juillet, c’est-à-dire de janvier à juillet 2022 et de janvier à juillet 2023, la mobilisation des ressources propres s’est accrue de près de 100 milliards de Francs CFA. Cela veut dire qu’en interne, nous avons fait des efforts supplémentaires par rapport à ce qui s’est fait l’année passée », a relevé Dr Nacanabo.

Il a par ailleurs ajouté que le Burkina Faso a la possibilité de mieux s’organiser pour prendre en main son développement. « Nous avons la possibilité de nous organiser mieux à l’interne pour pouvoir faire face à notre développement. L’aide qui va venir pourra être un plus, mais ça ne devrait pas remplacer les efforts que nous devons faire », a-t-il affirmé soutenu.

Lire aussi ➡️ Convention fiscale avec la France : Le Burkina Faso perdait entre 40 et 50 milliards de F CFA par an

Minute.bf

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