mardi 21 avril 2026
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Terrorisme : Le Burkina Faso est le 4e pays le plus affecté au monde (Mahamoudou Sawadogo, expert)

Dans le top 10 des pays du monde les plus affectés par le terrorisme, le Burkina est classé 4e, selon Mahamoudou Sawadogo, chercheur, spécialiste des questions sécuritaires au Burkina Faso. Il intervenait sur le thème : « Les pistes de diversification de la coopération sécuritaire régionale et bilatérale : avantages, risques et leviers », en marge de la conférence publique organisée par la société burkinabè de Géopolitique ce samedi 27 août 2022 à Ouagadougou.

Dans le top 10 des pays les plus touchés par le terrorisme, l’Afghanistan occupe la première place. Il est suivi de l’Iraq en deuxième position, de la Somalie en troisième position. Le Burkina Faso arrive à la quatrième place. Le pays est suivi de la Syrie, cinquième place, du Nigeria à la sixième place. Le Mali, pays qui fait frontière avec le Burkina Faso occupe la septième place devant le Niger, également pays frontalier qui est en huitième position, le Myanmar arrive en neuvième position et le Pakistan, dixième. Ce classement a été rendu public par Mahamoudou Sawadogo, expert en extremisme violent au Burkina Faso.

A l’entendre, « les groupes armés sont 5 ans en avance sur nous ». « Lorsqu’ils ont commencé à nous attaquer, ils ont détruit les facteurs de résilience (leaders religieux, coutumiers et d’opinion) », a-t-il rappelé.

L’insecurité a ainsi développé un marché noir d’armes dans certaines zones du pays. Il affirme qu’aujourd’hui, dans les zones à risques, « une Kalsh coûte moins cher qu’un bon téléphone portable », c’est-à-dire entre « 150 ou 250 000 F CFA ». Pour mieux mener la lutte contre le terrorisme, il faudra, de son avis, l’implication des populations. Mais, « si nous voulons que chacun participe, il va falloir un langage de vérité », a recommandé M. Sawadogo.

Il a noté, au cours de son intervention, que le point stratégique dans cette lutte est la région de l’Est qui fait frontière avec 4 pays. « C’est à partir de cette region qu’on a toutes les difficultés », a-t-il dit. L’expert a fait savoir sur ce point que tous les pays côtiers aujourd’hui sont des bases logistiques où les groupes armés terroristes s’approvisionnent en armement et en engins.

Sur la question de la coopération militaire, il affirme que le Burkina Faso est « condamné à la coopération bilatérale, régionale et il ne faut pas attendre obligatoirement que les pays européens nous assistent… ».

Franck Michael Kola

Minute.bf

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