Burkina/Éducation: le projet d’identification unique des élèves lancé

La Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN), a procédé ce vendredi 15 juillet 2022 à Ouagadougou, au lancement de la phase pilote du projet d’identification unique des élèves. C’est un projet qui va permettre de digitaliser le système éducatif et vise à faire un suivi de tout le parcours des élèves. Le coût global du projet est évalué à 300 millions de FCFA.

Ce projet d’identification unique a été initié, à en croire Olivier Bagré Directeur général des études et des statistiques sectorielles, en 2018 pour faire face aux difficultés rencontrées dans le suivi des élèves compte tenu de leur mobilité qui résulte entre autres des exclusions, de la pratique des recrutements en complément d’effectifs, de la mobilité des parents d’élèves au regard de la nature de leur activité et du non respect des règles qui régissent le système éducatif.

Le présidium lors de l’activité avec le DGESS, Olivier Bagré au milieu

Selon ce dernier, ce projet va contribuer à relever les défis liés à la maîtrise des cursus scolaires, des effectifs par niveau et par ordre d’enseignement, au suivi des cohortes d’élèves, à l’amélioration de la fiabilité des statistiques scolaires et au contrôle d’accès aux examens. « L’objectif global est d’assurer le suivi individuel des élèves et de favoriser la maîtrise des effectifs pour une meilleure planification de l’éducation », a-t-il expliqué. La phase pilote de ce projet va concerner deux Provinces que sont les écoles primaires publiques et privées et les établissements du post-primaire, et secondaires publics et privés des provinces du Boulgou dans la Région du Centre-Est et du Kourwéogo dans la Région du Plateau Central.

Selon Kamon Yaya Hebié, responsable de la mise en place de la plateforme d’identifiant unique des élèves, ce projet va permettre à terme : l’édition des cartes d’identité scolaires, les inscriptions en ligne, la gestion des flux des élèves et l’éradication des inscriptions parallèles ou illicites . « Les contraintes qui peuvent entachées la bonne mise en place de ce projet sont l’énergie et la bonne connectivité. À ceux-là, il faut quand même le matériel conséquent », a-t-il détaillé.

Pour un coût global estimé à 300 millions de FCFA, ce projet est réalisé en collaboration avec la Coopération luxembourgeoise. La phase pilote du projet va débuter l’année scolaire prochaine 2022-2023. Une fois la phase pilote terminée, la généralisation pourrait intervenir en 2024, a fait savoir Olivier Bagré.

Mathias Kam
Minute.bf

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