lundi 23 mars 2026
spot_img

Délai transition : « Nous, Burkinabè, l’avons déjà tranché et c’est 3 ans » (Lionel Bilgo)

A l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 27 avril 2022, le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo a réagi au communiqué de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur le délai de la transition au Burkina. « Le délai, nous, Burkinabè, l’avons déjà tranché et c’est 3 ans », a clairement fait savoir M. Bilgo rassurant que jusque-là le Burkina n’a pas reçu de « notification » de la part de la CEDEAO par rapport à cette question. 

La CEDEAO lors d’un de ses précédents sommets sur le Burkina Faso demandait aux nouvelles autorités de définir un délai « raisonnable » pour la conduite de la transition. La date du 25 avril 22 était accordée au Burkina pour proposer un calendrier « raisonnable. » Que faut-il entendre par raisonnable ?

« Raisonnable est un mot subjectif, cela dépend de qui l’emploie et de comment on l’entend. Le Burkina Faso a fait des choix et parmi ceux-ci, c’est définir le calendrier de la transition. Une durée qui a été définie conventionnellement avec les forces vives de la nation et qui tient compte du contexte sécuritaire national », a relevé le porte-parole du gouvernement, avant de rappeler : « le délai, nous, Burkinabè, l’avons déjà tranché et c’est 3 ans. »

« Il est important pour cette institution qu’est la CEDEAO de tenir compte du contexte national et surtout de percevoir que le plus important pour nous, en tant que membre de la CEDEAO, même si nous sommes suspendu, c’est de regagner la paix dans notre pays », a-t-il ajouté. 

Par ailleurs, mettant en avant le contexte sécuritaire, Lionel Bilgo est convaincu que « si le Burkina Faso est en insécurité, aucun pays dans la sous-région ne sera en sécurité. » Au et porte-parole du gouvernement d’insister : « principalement pour nous, la priorité c’est la sécurisation de notre territoire et l’urgence humanitaire qui est frappante. »

Dans ce sens, les autorités de la transition disent attendre « un signe fort de la part de la CEDEAO pour permettre au Burkina, au Mali et au Niger de juguler cette crise sécuritaire. »

Pour l’heure, Lionel Bilgo a rassuré que « le Burkina Faso n’a pas eu de notification de la part de la CEDEAO. »

Pour information, la CEDEAO a annoncé l’arrivée prochaine d’une délégation au Burkina pour discuter du délai de la transition. 

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Articles connexes

Transport : Le Ministère en charge de la mobilité lève la suspension de STAF

Suspendue de toute activité de transport, le 16 février 2026, la Société de transport Aoréma et frères (STAF)...

Décès de Salmata Ouedraogo née Cissé : Remerciements

La grande famille Ouédraogo à Ouahigouya, Ouagadougou et Bobo Dioulasso. la grande famille Ouédraogo à Bingo et BimbiliLa...

Procès Tiégnan Acte 2 : À son tour Ismaël Ouédraogo ne reconnait pas les faits de blanchiment d’argent et enrichissement illicite

Le procès sur le détournement de deniers publics au ministère de l'Action humanitaire continue, ce mardi 3 mars...

Arsenal vs Chelsea dans le derby londonien et le Klassiker en Bundesliga : toute la jet set se réunit pour vous !

Ce week-end promet d'être un régal pour les fans avec des rencontres excitantes dans les plus grands championnats...