« Les autorités actuelles doivent obligatoirement chercher d’autres partenaires », Abdoulaye Ouédraogo

Ceci est une analyse de Abdoulaye Ouédraogo, écrivain et homme de média, sur la Situation nationale. Lisez !


C’est peu de dire aujourd’hui que la situation sécuritaire dans le pays s’est dégradée. Elle s’est empirée, en une petite phrase.
Mais, la question fondamentale qu’on se posait face à cette situation, c’est pourquoi l’exécutif sorti n’a pas eu le crans de changer de partenaires malgré, la dégradation continue de la situation sécuritaire ?
Si certains analystes estiment et donnent des solutions intérieurs, moi, je pense que nous ne devons pas occulter l’aspect « coopération sécuritaire », également.
Si d’aucuns ont également affirmé que cette guerre ne peut se gagner solitairement, il n’est pas non plus écrit qu’on la gagnera au côté d’un tel partenaire défini.
En effet, depuis le début des attaques jusqu’aujourd’hui, ce que nous voyons sur le terrain, montre clairement que nos partenaires actuels (France et alliés) sur le plan sécuritaire ont lamentablement échoué. Je peux l’affirmer sans même douter.
Pour preuve, le pays voisin, le Mali, qui a découvert cet échec et cette vaste escroquerie, vient de donner partiellement dos à certains partenaires qui visiblement, sont à l’image de la souris qui te mord et souffle la partie.
Nous ne serons mêmes pas étonnés de voir dans les jours à venir ce pays voisin, qui a pris son destin en main, rompre avec les accords du G5 Sahel, qui reste un instrument politique de la France au Sahel. Un groupe vide de sens.
Devant cette supercherie, le Mali a décidé de diversifier ses partenaires. Il se tourne vers l’Algérie, le Rwanda, une société privée de sécurité russe etc. Et en quelques mois déjà, il se dote d’hélicoptères de combat qui, depuis plus de 10 ans de présence, certains partenaires ne l’ont aidé à s’en procurer pour se défendre.
La Centrafrique aussi qui a en un moment était fatiguée de pleurnicher autour de ce vendeur d’illusion (la France) a été obligée de se chercher.
On ne veut pas dire que le Mali et la Centrafrique ont réussi, mais au moins, ils cherchent des solutions face à la tuerie incessante de leurs civils et de leurs soldats.

Abdoulaye Ouédraogo, écrivain, homme de média

Ceci pour revenir sur le cas du Burkina Faso et se demander pourquoi, malgré que le Mali ait même sur son sol des soldats étrangers tel que barkhane, a décidé de se plonger encore dans une recherche ardente de solution pour endiguer le fléau en faisant appelle à d’autres partenaires; et dames autorités sorties du Burkina Faso, sont restées dans un sommeil suicidaire et n’ont pas daigné chercher des solutions étrangères en diversifiant les partenaires ? C’est d’autant plus incompréhensible qu’inadmissible. Certains répondront que : et pour la Turquie ? Répondez vous-mêmes, est-ce qu’il y a changement sur le terrain ?
Vous avez un « partenaire » qui, parfois vous interdit les vols sur votre propre espace aérien, qui vous interdit l’achat de certains types d’armements ou d’hélicoptères et vous appelez ça partenaire ? En tout cas, le premier ministre Malien a expliqué ça clairement et tant pis pour certains valets locaux de la France qui ne peuvent l’avouer à leur peuple.
Pourquoi les autorités burkinabè sorties n’ont joué toutes les cartes face à l’hécatombe et sauver le peu qui nous reste de ce pays ? Allons-nous continuer à enterrer chaque jour et ce, jusqu’au dernier burkinabè ? Des civils et des camps militaires pris pour cible et il n’y a parfois aucune aviation pour intervenir ? Quand on se noie, on s’accroche à tout, même à la queue du crocodile.
Les autorités actuelles doivent obligatoirement chercher d’autres partenaires, les chinois, les russes et même auprès du diable s’il le faut, afin de se procurer de vrais matériels militaires.
Y a-t-il un bon moment que celui là pour dire non à ce ou ces « partenaires occidentaux » ?L’Afrique n’a jamais participé à leur guerre froide qui perdure jusqu’au 21è siècle. Même en son temps (au moment de la guerre froide ), nous faisions partis du Mouvement de non alignement, grâce aux dirigeants africains dignes.
Je souhaite sincèrement que le Président DAMIBA travaille dans l’ombre comme son homologue GOÏTA pour nous trouver d’autres partenaires.
J’ai foi en lui.


Abdoulaye OUÉDRAOGO
Attaché d’éducation certifié
Homme de média
Écrivain

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