Élimination Mutilations génitales féminines : Un nouveau référenciel en étude

Une mobilisation générale pour une tolérance zéro des mutilations génitales féminines (MGF) ; c’est l’objectif que se sont fixés les acteurs au Burkina Faso pour éradiquer le phénomène. Ce mardi 2 novembre 2021, ils se sont retrouvés autour d’un atelier à Ouagadougou pour examiner et valider un nouveau référentiel de promotion de l’élimination des MGF.

Selon le ministère en charge de la femme, la mobilisation de toutes les couches sociales avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF) ont permis de rabaisser la pratique au Burkina Faso. Des résultats probants ont été engrangés à travers la mise en œuvre de différents plans nationaux de lutte de 1992 jusqu’en 2020. Si ces efforts sont à apprécier, il y a toujours des failles favorisées par ‘’ la clandestinité, la pratique transfrontalière et l’abaissement de l’âge à l’excision ‘’.


A cela s’ajoute la situation sanitaire et sécuritaire et il s’avère important de développer de nouvelles stratégies plus adaptées pour la promotion à l’abandon des MGF.

« Cet atelier nous permet de disposer d’un nouveau référentiel pour la période 2022- 2026 pour lutter contre les MGF dans notre pays. Nous attendons que les participants nous aident à encore toiletter le document qui a été élaboré par les consultants et que nous puissions le valider en vue de le soumettre pour adoption au niveau ministériel », a laissé entendre Karim Zina chargé de missions au ministère de la femme et représentant la ministre.

Naturellement le Burkina Faso dans son combat pour l’éradication des mutilations génitales féminines est accompagné par des partenaires techniques et financiers. Ces derniers disent être prêts à conjuguer les efforts pour accompagner le pays à sortir dans ces pratiques d’un autre siècle.

« Notre présence est une garantie d’engagement afin d’accompagner le ministère dans ses actions. Avec ce nouveau plan de promotion c’est encore plus d’énergie, plus d’action dans la promotion et dans la prise en charge des victimes », a justifié Thierry Nkurabagaya de l’agence belge de développement (ENABEL), chef de file des PTF.

En rappel le pays a adopté en 1996 une loi interdisant la pratique des mutilations génitales féminines et l’excision est formellement interdite sur le territoire national.

Mouni Ouédraogo
Minute.bf

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