samedi 28 mars 2026
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Terrorisme : Les CDAIP exigent le départ des bases militaires étrangères du Burkina

La coordination des Comités de Défense et d’approfondissement des Acquis de l’Insurrection populaire (CDAIP) a donné de la voix ce 17 août sur « la crise multidimensionnelle que connait le pays ». Avec la presse, la réconciliation nationale et les attaques terroristes étaient les principaux sujets évoqués par ceux qui défendent les acquis de l’insurrection populaire d’octobre 2014.

La situation sécuritaire nationale inquiète actuellement plus d’un Burkinabè y compris les CDAIP. La coordination des comités de défense des acquis de l’insurrection populaire l’a exprimé ce mardi 17 août 2021 tout en tentant de trouver un coupable dans cette crise. Pour la coordination des CDAIP, « les attaques terroristes dont est victime le peuple et qui touchent désormais toutes les régions du pays sont un instrument de l’impérialisme français et des forces politiques qui ont géré et gèrent actuellement l’appareil d’État dans notre pays ». Et pour parler de la France, la coordination s’est directement adressée à sa représentation diplomatique. Les conférenciers du jour ont envoyé un message à l’ambassadeur de la France au Burkina Luc Hallade en ces termes : «Monsieur l’ambassadeur, la majorité de notre peuple veut et exige le départ de votre armée et celles de vos alliés américains, car celles-ci n’ont pas la vocation à lutter contre un quelconque terrorisme, mais la source principale» ont-ils dit.

La coordination des CDAIP a même cité des exemples tels que le génocide rwandais, la Syrie, la Lybie, le Mali et tout récemment l’Afghanistan où l’intervention des forces étrangères a engendré le chaos.

Pour ce qui concerne la réconciliation, la coordination des CDAIP ne voit rien d’autre qu’un « arrangement politique » pour échapper à la justice après avoir commis des crimes économiques et de sang. « Cette réconciliation est un deal sur le dos du peuple pour faire passer en pertes et profits tous les crimes économiques et de sang dont se sont rendus coupables bien de leaders politiques », selon les conférenciers estiment que « pour les clans qui ont perdu le pouvoir après l’insurrection, la réconciliation signifie en réalité : le retour de Blaise Compaoré et de François Compaoré sans passer par l’étape de la justice ».

La coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire appelle à l’union sacrée des uns et des autres, exige le jugement du dossier de l’insurrection populaire de 2014 et du putsch manqué de 2015. Elle exige également la dotation des VDP et des populations touchées par l’insécurité, en moyens de défense. La coordination a aussi souhaité le développement d’une chaine de solidarité autour des populations déplacées.

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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