mardi 31 mars 2026
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Burkina : Les politiques invités à s’engager pour des élections apaisées

La Fondation Hanns Seidel (FHS) a organisé un forum des parties prenantes au processus électoral au Burkina Faso, le jeudi 15 octobre 2020 à Ouagadougou avec la présence du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas et du représentant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) entre autres. Il s’est agi d’inviter les parties prenantes au processus électoral à s’engager pour des élections apaisées à travers le thème: « Tous engagés pour des élections transparentes, justes et apaisées ».

Convaincu que les élections de 2020 au Burkina sont « essentielles pour la stabilité de la sous-région », Mohamed Ibn Chambas a invité l’ensemble des Burkinabè  notamment la classe politique à faire preuve de « responsabilité et à maintenir un climat serein et apaisé », tout le long du processus électoral. Aux politiques, toujours, « chacun de vous a un rôle clé à jouer pour faire de ces élections un succès national », leur a-t-il  lancé. C’est le même message que le représentant de la CEDEAO a adressé aux différentes parties prenantes au processus électoral.

Au représentant de la Fondation Hanns Seidel, Klaus Grütjen d’ajouter que c’est l’engagement de tous les Burkinabè à commencer par les hommes politiques qui conduira à la réussite des élections apaisées. « Pour un processus électoral apaisé, ‘je m’engage’ ; ‘nous nous engageons’ », tel doit être le message de toutes les parties prenantes au processus électoral selon ce dernier car, « c’est là où l’avenir de la nation se joue ». Il pense que « les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) peuvent combattre les symptômes, mais pas la maladie », faisant allusion aux conséquences d’un processus électoral non apaisé. Le message semble être entendu par la classe politique qui a tout de même formulé des recommandations pour réussir des élections apaisées.

Mohamed Ibn Chambas représentant du SG des Nations-Unies

Engagement des politiques oui, mais égalité de chance aussi

Pour Me Gilbert Ouedraogo, président de l’Alliance pour la Démocratie et la Fédération/ Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) et candidat à la présidentielle, « ces élections étant les plus ouvertes de l’histoire du Burkina Faso, il est important que les acteurs politiques puissent s’accorder sur les règles du jeu de sorte que ces élections soient apaisées, transparentes et que les résultats qui vont sortir reflètent la sincérité du vote des Burkinabè de manière à ce que ça soit accepté par tous ».

Quand à Do Pascal Sessouma, président de Vision Burkina-Parti pacifiste et lui aussi candidat au double scrutin, il a beaucoup insisté sur « l’égalité des chances » au niveau de la sécurité des candidats au long du processus électoral. Au regard de la situation sécuritaire qui prévaut, il a d’ailleurs proposé de prévoir un plan B où l’armée sera chargée d’organiser les élections pour leur réussite totale.

A ce niveau, le ministre de la sécurité Séni Compaoré a indiqué que des dispositions sont prises pour d’une part, la sécurisation du territoire national et de tous les Burkinabè, et d’autre part, des élections et ce, en fonction des moyens de l’Etat.

Les parties prenantes aux élections couplées à venir sont invitées à s’engager pour des élections apaisées

Par ailleurs, le ministre en charge de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo a indiqué que l’ensemble des questions pour réussir des scrutins apaisés seront discutées le mercredi prochain avec tous les candidats, partis politiques, Organisations de la Société civile, religieux et coutumiers.

Pour l’heure, au regard des enjeux que représentent les élections de 2020, les représentants de la CEDEAO, de la CEN-SAD, des Nations-Unies et de la Fondation Hanns Seidel ont tous invité les parties prenantes au processus électoral à « maintenir l’esprit d’entente cordiale et la recherche du consensus qui caractérisent le vivre-ensemble au Burkina Faso et en ont fait un exemple dans la sous-région ».

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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