Le Burkina Faso a franchi une étape dans la reconnaissance de ses identités culturelles en matière d‘état civil. Le nouveau Code des personnes et de la famille, voté le 1er septembre 2025, et adopté en Conseil des ministres du 5 novembre 2026, ouvre désormais la possibilité pour un enfant de porter comme nom de famille celui de sa lignée ou de son clan, le nom de sa mère, ou encore le prénom de son père, conformément aux us et coutumes.
Cette évolution découle de la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille.
En son article 131-11, le texte dispose que « la dévolution du nom, conformément aux us et coutumes de la communauté à laquelle appartient l’enfant est admise pour tenir compte des réalités socio-culturelles et promouvoir les valeurs endogènes des communautés ». Les modalités d‘application de cette disposition ont être adoptées par décret en Conseil des ministres.
Concrètement, le cadre juridique permet désormais à l’enfant de porter, selon les pratiques de sa communauté, le nom de son clan ou de sa lignée, le nom de sa mère, le prénom ou l‘un des prénoms de son père, ou toute déclinaison admise du nom de l’un de ses parents.
Cette ouverture vise à mieux prendre en compte la diversité des traditions burkinabè en matière de filiation, de lignage et de transmission du nom.
Cette réforme consacre une évolution du droit national. Elle permet de tenir davantage compte des références culturelles dans l‘établissement de l’identité civile des enfants, tout en maintenant le cadre étatique de l‘état civil.
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