Le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, Hermann Toé, a ouvert, ce mercredi 14 octobre 2026, à Ouagadougou, deux jours de travaux réunissant des experts de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre vise à préparer les prochaines négociations formelles entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), prévues à Dakar.
En prélude aux premières négociations formelles avec la CEDEAO, les experts des trois pays membres de l’AES se concertent afin de définir une position commune et de parvenir à un cadre de relations respectueux et profitable à leurs peuples. Selon le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, Hermann Toé, Chef de la délégation burkinabè à ses échanges, le rendez-vous de Dakar engage l’avenir des relations entre deux espaces que l’histoire, la géographie, les échanges et les peuples continueront de relier. « Notre responsabilité est donc de préparer une position rigoureuse, cohérente et pleinement conforme aux orientations du Collège des chefs d’État », a-t-il dit.

A l’en croire, ces deux jours de travaux porteront sur l’harmonisation de la lecture des enjeux et de la compréhension des dispositions soumises à négociation. Les participants devront également identifier clairement les lignes rouges, les marges de flexibilité ainsi que les points nécessitant un arbitrage politique. Enfin, ils s’attacheront à définir une stratégie, une méthode et une discipline communes de négociation.
Le chef de la délégation des Hauts fonctionnaires du Niger, l’Ambassadeur Ousmane Alhassane, a pour sa part, salué la mise en place de l’architecture de négociation de la Confédération, notamment la création des groupes de travail (Task Forces) appelés à contribuer au processus. « L’objectif est de mieux préparer la feuille de route des négociations prévues à Dakar, ainsi qu’à la détermination des thématiques et des modalités devant encadrer les discussions entre les deux parties », a-t-il affirmé.

De son côté, le chef de la délégation des Hauts fonctionnaires du Mali, Mahamane Amadou Maïga a souligné l’importance de préserver les acquis de plusieurs décennies d’intégration régionale et de privilégier les intérêts des populations Ouest-africaines, notamment en matière de libre circulation des personnes et des biens.
Cette réunion constitue ainsi une étape de concertation pour harmoniser les positions des trois pays membres et préparer les prochaines échéances diplomatiques entre la Confédération AES et la CEDEAO.
Nadège KINDA
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