Dix équipes masculines et huit féminines disputent depuis, ce vendredi 2 octobre 2026, les phases finales du championnat national de la catégorie U18. Des entraîneurs ont salué une compétition nécessaire à la relève du volleyball burkinabè.
Le coup d’envoi du championnat national de volleyball U18 a été donné ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou. Dix formations masculines et huit féminines, représentant notamment la capitale, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Kaya, Ziniaré, Bérégadougou, Kongoussi et Ouahigouya, se disputent le titre national dans cette catégorie d’âge.

Les demi-finales et les finales sont programmées pour ce samedi 3 octobre, au terme d’une phase de poules qui aura permis aux différents acteurs de mesurer l’état de la formation des jeunes volleyeurs à travers le Burkina Faso.
Cette compétition constitue un test grandeur nature pour la politique de développement de la base menée par la Fédération burkinabè de volleyball. Ces dernières années, l’instance fédérale a multiplié les initiatives en direction des catégories jeunes, notamment des formations destinées aux entraîneurs de la petite catégorie. En février 2025, une session de remise à niveau avait ainsi réuni à Ouagadougou des techniciens venus du grand Centre, avec pour objectif affiché de doter ces encadreurs des outils nécessaires pour mieux former les plus jeunes. Moumouni Sessouma, aujourd’hui entraîneur du Volleyball Club de Dédougou, avait d’ailleurs participé à l’une de ces sessions organisées à Bobo-Dioulasso, où les participants avaient planché sur les contenus techniques du mini volley-ball et les règlements adaptés à chaque niveau d’âge.

Moumouni Sessouma dont l’équipe s’est inclinée à deux reprises ce vendredi, dresse un constat lucide. « Le niveau est satisfaisant par rapport aux adversaires », a-t-il confié. « C’est nous-mêmes qui n’avions pas fait l’entraînement comme il se devait. Vu que les enfants sont en campagne, l’hivernage est là », a-t-il reconnu. Le technicien de Dédougou a plaidé pour la multiplication des compétitions de jeunes, arguant que ces rendez-vous sont « surtout » nécessaires « pour nous qui venons de la campagne ». Son équipe s’est d’abord inclinée face à l’ASE (2 sets à 0), avant de perdre contre l’ASRA de Dédougou, club de la même ville.
Laurent Campaoré, coach du Zoom Club de Ziniaré, partage ce diagnostic, tout en saluant l’organisation. « Réunir 10 équipes chez les garçons et 8 équipes chez les filles, je crois que c’est déjà bien », a-t-il estimé. Son équipe a connu une entame compliquée, s’inclinant face à Kaya dans un match qu’il qualifie de « capital » pour la qualification en demi-finale. « C’est un match même qu’il fallait gagner pour jouer la demi-finale. Malheureusement, on l’a perdu face à une équipe redoutable comme Kaya », a-t-il expliqué. Le technicien de Ziniaré a souligné que la formation de Kaya « constitue la plupart des joueurs de l’effort Kulsé », référence aux structures de formation qui alimentent le volley-ball burkinabè en jeunes talents.

Zoom Club s’est ensuite imposé face à l’ACB (2 sets à 0), mais cette victoire ne garantit pas encore une place dans le dernier carré.
Cette édition 2026 s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration des compétitions de jeunes au Burkina Faso. Lors de son conseil de gestion de décembre 2025, la Fédération burkinabè de volleyball avait réaffirmé que la « petite catégorie » demeurait au cœur de ses priorités, avec l’organisation de championnats U19 dans plusieurs villes du pays et la perspective de compétitions U15.
Lire aussi : Championnat national de Volleyball : Kaya et Planète Sport couronnés champions U19
Minute.bf







