L’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) a transformé le quotidien des populations des communes de la région du Nakambé. En effet, l’ADCT a misé sur des infrastructures utiles et durables au profit des populations grâce à un investissement de 8,5 milliards de FCFA. Santé, état civil, hydraulique, éducation, les infrastructures visitées les 8 et 9 septembre 2026 témoignent d’un accompagnement qui contribue à améliorer les conditions de vie des populations.
De Koupéla à Boussouma, en passant par Gomtenga, dans la région du Nakambé, les réalisations de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) se donnent à voir sur le terrain.

Le soleil est déjà haut dans le ciel lorsque la délégation de l’ADCT et les journalistes arrivent au secteur 5 de Koupéla. Ici, un bâtiment se distingue au milieu des habitations : le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS). L’ouvrage a été réalisé en 2024, mais ce n’est qu’en février 2026 qu’il a effectivement ouvert ses portes.
Depuis, les consultations se succèdent et les populations des environs n’ont plus besoin de parcourir de longues distances pour accéder aux soins. Dans les locaux du CSPS, Jacques Kaboré, infirmier-chef, revient sur le changement apporté par l’ouverture de la structure. « Auparavant, les populations devaient parcourir de longues distances pour accéder aux services de santé. Désormais, elles sont beaucoup plus proches du centre, ce qui réduit à la fois les distances et les coûts de déplacement », a-t-il confié.

Pour les femmes enceintes, les enfants et les autres patients, la proximité du centre constitue un véritable avantage. Le suivi des grossesses est facilité et les enfants peuvent notamment bénéficier des services de vaccination.
Mais derrière cette satisfaction, quelques besoins demeurent. « Le personnel est encore insuffisant et le CSPS a besoin de matériel médico-technique supplémentaire. Nous avons des difficultés d’approvisionnement en médicaments au niveau du dépôt », a indiqué M. Kaboré.

Moumouni Sagnon, président de la délégation spéciale de la commune de Koupéla, a pour sa part signifié que la commune ne disposait auparavant que d’un seul CSPS. « Avec l’augmentation de la population et de la fréquentation, il devenait difficile pour cette seule structure de répondre à l’ensemble des besoins. Il était donc nécessaire de réaliser un deuxième CSPS », a-t-il souligné.
Dans le cadre du premier tirage de 2022, 45 millions de francs CFA ont été mobilisés pour la réalisation du dispensaire, des latrines et du forage. Un mur de clôture est actuellement en construction dans le cadre du Programme pour la Résilience, la Gouvernance Locale et les Services de Base (PREGOLS) 2026. Sur ce site du secteur 5 de Koupéla, le montant global des infrastructures réalisées dépasse 76 millions de francs CFA. Pour assurer leur entretien, un comité de gestion, le COGES, a été mis en place.

Le président de la délégation spéciale, Moumouni Sagnon, s’est par ailleurs réjoui de l’accompagnement de l’ADCT qui, selon lui, ne se limite pas au domaine sanitaire. « Nous considérons l’ADCT comme un partenaire sûr. Depuis le début de notre collaboration, nous entretenons de bonnes relations et la collaboration se déroule dans de bonnes conditions », se réjouit-il.
À Gomtenga, une maternité qui change les habitudes
La route se poursuit ensuite vers Gomtenga, dans la commune de Dialgaye. Ici aussi, une infrastructure sanitaire attire l’attention. Une maternité réalisée avec l’accompagnement de l’ADCT.

Avant son implantation, les femmes de Gomtenga et des environs devaient se rendre à Dialgaye pour certains soins. Le Lilougou Naaba mesure le changement apporté par cette nouvelle infrastructure. « Avant, il n’y avait pas de maternité, tous partaient à Dialgaye pour les soins. C’est éloigné et la route n’est pas bonne », a-t-il expliqué. La nouvelle maternité rapproche donc les services de santé des populations et devrait faciliter particulièrement la prise en charge des femmes. Pour autant, le besoin ne s’arrête pas à la construction du bâtiment. Le Lilougou Naaba souhaite désormais que la structure soit dotée d’équipements médicaux pour lui permettre de fonctionner dans de meilleures conditions. « Nous remercions l’ADCT pour son accompagnement multiforme en faveur de Dialgaye », a-t-il indiqué.
À Boussouma, l’état civil retrouve de meilleures conditions de travail
Dernière étape de cette tournée dans la région du Nakambé, Boussouma, située à environ 35 kilomètres de Tenkodogo. La commune compte 16 villages administratifs et bénéficie également de l’appui de l’ADCT.

À la mairie, un nouveau bâtiment destiné aux services de l’état civil est occupé depuis le début du mois de janvier 2026. À l’intérieur, cinq bureaux accueillent différents services. Les agents disposent désormais de matériel informatique, de mobilier de bureau et des équipements nécessaires à l’accomplissement de leurs missions. En moyenne, une vingtaine d’actes sont délivrés chaque jour.
Goudouma Jacques Kima, secrétaire général de la commune, se souvient encore des conditions de travail dans l’ancien bâtiment. « Avant la construction de ce bâtiment, les services de l’état civil étaient installés dans un bâtiment qui datait d’une vingtaine d’années et qui ne répondait plus véritablement aux conditions de travail », a-t-il raconté. Lorsque les pluies s’abattaient sur la commune, la situation devenait particulièrement préoccupante. Les agents devaient déplacer les documents afin de les protéger contre les eaux. Aujourd’hui, le nouveau bâtiment apporte un véritable soulagement à l’administration communale. Le secrétaire général exprime sa reconnaissance à l’ADCT pour son accompagnement.
8,5 milliards FCFA mobilisés dans le Nakambé
Depuis l’opérationnalisation de l’agence régionale en 2011, 8,5 milliards de francs CFA ont été mobilisés au profit des communes de la région du Nakambé, selon Joseph Kaboré, directeur de l’agence régionale de l’ADCT dans le Nakambé.

Les financements portent principalement sur les infrastructures scolaires, sanitaires et les forages communautaires. À cela s’ajoutent des bâtiments administratifs et des boutiques de rue, qui contribuent notamment au renforcement des ressources fiscales des communes.
Les projets ne sont pas choisis au hasard. Ils correspondent aux besoins exprimés par les populations et portés par les communes auprès de l’ADCT.
Au terme des deux jours de visite, le directeur régional de l’ADCT Nakambé, Joseph Kaboré, se dit satisfait de constater que les infrastructures réalisées sont effectivement utilisées. « Quand nous voyons que ce sont des infrastructures qui sont très utilisées, cela fait que nous sommes très heureux d’avoir été utiles pour la population », a-t-il affirmé.

Mais pour que ces investissements continuent de servir les générations futures, l’entretien reste un enjeu majeur. Joseph Kaboré appelle ainsi les communes et les bénéficiaires à accorder davantage d’importance à la maintenance des ouvrages. « L’ADCT travaille d’ailleurs à la mise en place de Gestion, Entretien et Maintenance (GEM), un outil destiné à faciliter la gestion et la préservation des infrastructures au niveau des collectivités », a-t-il laissé entendre.
De Koupéla à Gomtenga, puis à Boussouma, les bâtiments visités racontent l’histoire d’infrastructures pensées pour répondre à des besoins locaux. Pour l’ADCT, l’objectif est de poursuivre cette dynamique et renforcer l’accompagnement des collectivités afin de contribuer davantage au développement local.
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Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO
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