Le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, a officiellement lancé, ce mercredi 2 septembre 2026 à Ouagadougou, la Brigade de recherches et d’intervention contre l’incivisme routier (BRICIR).
La Brigade de recherches et d’intervention contre l’incivisme routier (BRICIR) vient renforcer le dispositif existant de lutte contre les comportements dangereux sur les routes du Burkina Faso. Elle a pour objectif de rendre plus efficace le suivi des infractions et de responsabiliser les usagers.
Parmi ses missions principales, la BRICIR devra rechercher les auteurs d’infractions verbalisés électroniquement qui ne se sont pas acquittés de leurs amendes, conformément à la réglementation en vigueur. Elle est également chargée de retrouver les conducteurs en fuite après un accident, ainsi que toute personne impliquée dans des collisions.

En complément, la Brigade aura pour rôle de réprimer les violations du Code de la route, de lutter contre les stationnements irréguliers ou dangereux, et de prévenir, constater et sanctionner les actes d’incivisme sur la voie publique.
Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le lancement de la BRICIR marque un changement d’approche dans la lutte contre l’incivisme routier.
« Jusque-là, sur nos routes, certains usagers ont l’habitude d’arriver aux feux tricolores, de regarder à gauche et à droite pour vérifier s’il n’y a pas de dispositif policier et, lorsqu’ils constatent son absence, de brûler le feu. Ça, c’est fini », a-t-il déclaré.
Pour le ministre de la sécurité, les contrevenants pourront désormais être recherchés plusieurs semaines après. « Désormais, vous pouvez brûler le feu, mais sachez que même un mois, deux mois ou trois mois après, cette brigade fera des investigations pour vous retrouver, vous faire payer l’amende et, le cas échéant, vous contraindre à exécuter des travaux d’intérêt général », a-t-il averti.

Mahamadou Sana a ajouté que les BRICIR devra également prendre en charge des infractions qui échappent parfois aux dispositifs ordinaires de régulation de la circulation, notamment les excès de vitesse et les cascades.
Le ministre a par ailleurs annoncé l’extension progressive de la BRICIR aux autres chefs-lieux de région.
Pour sa part, le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a présenté la situation des accidents de la circulation au Burkina Faso. Selon lui, de janvier à juin 2026, les services de sécurité ont constaté 11 143 cas d’accidents, ayant occasionné 8 997 blessés et 649 décès sur place. À ces chiffres s’ajoutent les personnes décédées des suites de leurs blessures dans les structures sanitaires.
Pour le directeur général de la police, 80 % des accidents de la circulation routière sont liés aux facteurs humains. Il cite notamment les excès de vitesse, la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, le refus de priorité, l’utilisation du téléphone au volant, le transport mixte, mais aussi le non-port du casque et de la ceinture de sécurité. « Ce n’est donc pas une fatalité, mais de l’incivisme », a-t-il soutenu.

M’Tuina a par ailleurs appelé les policiers affectés à cette unité à faire preuve de fermeté, de professionnalisme et d’intégrité. Il a également invité les usagers à prendre conscience de leurs responsabilités. « La BRICIR n’est pas créée contre vous, mais pour vous », a déclaré le directeur générale de la police.
Le logo de la BRICIR dévoilé
Au cours de la cérémonie de lancement, le logo officiel de la BRICIR a également été présenté. Il se présente sous une forme circulaire évoquant une roue de motocyclette. Certaines portions intègrent un puissant triangle orienté vers le bas, symbolisant la pénétration et la vitesse, deux éléments caractéristiques de l’intervention rapide.
Au centre figure une tête de faucon stylisée. Elle symbolise la vigilance, la vision perçante et la capacité à détecter et à cibler les infractions. Les plumes du faucon se prolongent pour former la silhouette d’une motocyclette en pleine accélération, rappelant ainsi la vocation motorisée et interventionnelle de la brigade.
En arrière-plan, deux lignes blanches représentent une route et renvoient directement à la mission de la Police nationale en matière de circulation et de sécurité routière.

Le logo associe également plusieurs couleurs. Le bleu nuit renvoie à l’autorité, tandis que l’argenté symbolise la force et le prestige. Une touche de rouge vif, notamment visible au niveau de l’œil du faucon et sur la partie inférieure de la motocyclette, évoque l’urgence et la dimension répressive de l’action contre les infractions routières.
La mention « Police nationale » complète l’identification institutionnelle du logo. Des panneaux de signalisation routière sont également disposés de part et d’autre du symbole, rappelant l’importance du respect du Code de la route.
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf
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