L’Inspectrice générale de Police Marie Denise Drabo/Sebgo a procédé, ce jeudi 20 août 2026 à l’École nationale de police, à l’ouverture d’un atelier de formation dédié à l’autonomisation des jeunes footballeuses. Organisé en partenariat avec l’association GénitCare, l’événement réunit 110 participantes autour des enjeux cruciaux de la santé, de la discipline et de la conciliation entre études et pratique sportive.
C’est devant un parterre de jeunes athlètes venues de plusieurs clubs, dont l’AS Police, l’EFO, l’USO et l’ABBEF, que l’atelier sur « L’autonomisation de la jeune fille à travers le football » a officiellement débuté.

La cérémonie d’ouverture, présidée par la Conseillère technique du ministre de la Sécurité, Marie Denise Drabo/Sebgo, a mis en lumière les défis auxquels sont confrontées les joueuses, notamment la baisse du niveau scolaire et les lacunes en matière d’hygiène menstruelle. « Une jeune fille qui consacre beaucoup de temps aux entraînements sans réussir à organiser son travail scolaire risque de compromettre son parcours académique », a souligné l’inspectrice générale.
Marie Denise Drabo/Sebgo a insisté sur la nécessité de ne pas sacrifier l’éducation au profit du sport, et ce, pour construire un avenir durable.

La marraine de l’événement, le Commissaire divisionnaire de police Natacha Zoungrana, a abondé dans ce sens en rappelant la portée éducative du ballon rond. Elle a exhorté les jeunes filles à considérer le terrain de football comme une « école de la vie », où elles apprennent la confiance, la gestion de la pression et le leadership. « Autonomiser une jeune fille, c’est lui permettre de comprendre qu’elle a de la valeur, qu’elle possède des compétences et qu’elle peut avoir des ambitions », a-t-elle déclaré, tout en saluant l’initiative portée par la section féminine de l’AS Police.
Natacha Zoungrana a profité de l’occasion pour inviter les parents à soutenir cette dynamique, car selon elle, investir dans une jeune fille, c’est investir dans l’avenir de la nation.
Au-delà des aspects sportifs et académiques, l’atelier se penche également sur des thématiques sociales telles que la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la santé sexuelle et reproductive.

Selon Isabelle Ouangraoua/Sawadogo, Responsable de la section féminine de l’As Police, cette initiative part du constat que l’autonomisation ne se limite pas à la performance sportive, mais implique aussi une discipline de vie, le sens des responsabilités et la connaissance de soi.
La formation prévoit des sessions de mentorat B2B animées par des femmes leaders du milieu social et sportif, offrant ainsi aux participantes des modèles inspirants. Pour la responsable, ces échanges doivent permettre aux jeunes filles de repartir avec les outils nécessaires pour concilier leur carrière footballistique, leur vie familiale et leurs études.
Mathias KAM
Minute.bf






