L’Association Jeunes Faiseurs de Paix a posé ses valises ce mercredi 12 août 2026 dans l’Arrondissement 11 de Ouagadougou pour la huitième étape de sa Caravane de la Paix. Une initiative lancée en novembre 2025 pour semer les graines du vivre-ensemble dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et sociaux. La cérémonie a été marquée par l’installation officielle d’une Cellule de la Paix, destinée à pérenniser le dialogue au sein des quartiers.
C’est partie pour la huitième étape de la Caravane de la Paix « Graines de Cohésion ». Portée par l’Association Jeunes Faiseurs de Paix, cette caravane, lancée en novembre 2025, sillonne les différents arrondissements de la capitale pour rappeler aux populations que la paix est l’affaire de tous.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement 11, Marou Yaméogo, a salué l’importance de cette rencontre. « Notre pays traverse une période particulière de son histoire. Les défis auxquels nous sommes confrontés exigent de chacun de nous davantage de responsabilité, de solidarité et de patriotisme. La cohésion sociale n’est pas une question secondaire. Elle constitue l’un des fondements de notre résilience collective », a-t-il planté le décor.
Le parrain de la caravane, El Hadj Sayouba Traoré, dont l’accompagnement constant a été salué par les organisateurs, incarne selon eux la conviction que chaque citoyen peut contribuer, à son niveau, à l’édification d’un Burkina Faso uni.
La cérémonie a également été l’occasion d’installer officiellement une Cellule de la Paix au sein de l’arrondissement. Pour Marou Yaméogo, cette structure doit devenir « un cadre permanent de dialogue, d’écoute et de sensibilisation, capable de contribuer à la prévention des tensions et au renforcement du vivre-ensemble ».

Le président de l’Association Jeunes Faiseurs de Paix, Hermann Guingané, a exprimé sa gratitude aux autorités locales pour leur accueil chaleureux. Il a insisté sur la philosophie qui anime cette tournée citoyenne : « La paix se construit lorsque nous nous respectons malgré nos différences. Elle se construit lorsque nous privilégions le dialogue à la division ».
Pour Hermann Guingané, la paix se construit lorsque nous choisissons l’écoute plutôt que les préjugés. En citant un proverbe africain, « Une seule main ne peut pas attacher un fagot », le président de l’Association Jeunes Faiseurs de Paix a lancé un appel à l’engagement collectif pour préserver l’unité nationale.

Cette huitième étape ne se limite pas à une simple visite protocolaire. Elle marque une volonté affirmée de renforcer les liens entre les communautés en impliquant toutes les forces vives : représentants des confessions religieuses, leaders coutumiers, associations de jeunes et organisations de femmes. Les échanges ont permis de rappeler que la paix se construit au quotidien, dans les familles, les lieux de culte et les quartiers, loin des seules grandes décisions institutionnelles.
Lire aussi : Burkina : Religieux et coutumiers se penchent sur la création d’un cadre de dialogue interreligieux
Minute.bf






