La 7e édition du Camp Vacances Lecture a baissé ses rideaux, ce samedi 8 août 2026 à Ouagadougou. Placée sous le thème « Identité culturelle et citoyenneté moderne », cette édition a été présidée par le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara. La cérémonie de clôture a rassemblé de nombreux parents, venus nombreux assister aux prestations de leurs enfants. Au programme : lecture, art oratoire, slam, contes, robotique, théâtre, danse et chant, autant d’activités destinées à révéler les talents des jeunes participants.
Pendant trois semaines, plus de 600 campeurs ont ainsi renforcé leurs compétences dans ces différentes disciplines.

Lors de cette journée de clôture, ils ont offert au public une démonstration éclatante du savoir-faire acquis. Séduit par la qualité des prestations, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara n’a pas caché son enthousiasme. Il a salué la créativité et le talent des enfants, soulignant que cette initiative participe à la formation d’une jeunesse épanouie, consciente de son identité et mieux outillée pour s’intégrer dans la société.
Pour le ministre Dingara, ce camp s’inscrit pleinement dans la vision actuelle de l’éducation, qui vise un développement complet de l’enfant. Au-delà des apprentissages scolaires, il s’agit d’offrir aux enfants des espaces d’expression et de création, tout en les aidant à se connaître et à comprendre leurs racines. « Être Burkinabè, c’est un label. L’objectif de l’État est de former des Burkinabè qui savent désormais d’où ils viennent », a-t-il déclaré, estimant que cette connaissance de soi et de sa culture est essentielle pour permettre au Burkina Faso de s’affirmer pleinement sur la scène internationale.

« Il faut retrouver les valeurs qui faisaient la paix et le bonheur du Burkina Faso »
S’appuyant sur les liens d’alliance qui unissent les communautés du pays, Jacques Sosthène Dingara a insisté sur l’importance du savoir-vivre et du respect des valeurs culturelles. Jacques Sosthène Dingara a rappelé que la maîtrise des codes culturels et le respect mutuel entre communautés sont des piliers de la cohésion sociale. « Cette identité qui faisait la paix et le bonheur du Burkina Faso, il faut qu’on la retrouve », a-t-il martelé.
L’éducation, une responsabilité partagée
Le ministre de l’enseignement de base a également tenu à rappeler que l’éducation des enfants ne saurait incomber à la seule école.

Elle relève d’un engagement collectif et inclusif. Le ministre Dingara a donc salué l’ouverture de l’éducation à d’autres acteurs de la société, en particulier à travers des initiatives culturelles et artistiques comme ce camp. Ces espaces permettent d’enseigner aux enfants des savoirs fondamentaux, tels que les formes de salutation selon les cultures, le respect des aînés ou d’autres valeurs sociales, qui ne sont pas toujours transmises en salle de classe. Le patron de l’enseignement de base a, par ailleurs, félicité les parents pour leur confiance, estimant que ces trois semaines d’immersion contribuent puissamment à la construction de la personnalité de leurs enfants.
Art, lecture et culture pour révéler les talents
La promotrice du camp, Alimata Milogo/Koné, s’est dite comblée par le succès de cette édition. Elle a souligné que la diversité des ateliers, art oratoire, slam, théâtre, chant, danse, robotique, arts plastiques, a permis d’occuper les campeurs de manière constructive et de révéler des talents parfois insoupçonnés. « On a commencé avec 30 enfants à la première édition, et aujourd’hui, on se retrouve avec 600 campeurs. C’est une satisfaction morale.

Les trois semaines se sont déroulées dans une bonne énergie, sans incident majeur », s’est-elle réjouie. Elle a adressé ses remerciements aux partenaires, sponsors et parents pour leur confiance et leur soutien, qui ont permis de relever le défi de cette édition.
Des campeuses enthousiastes
Les participantes ont elles aussi tiré un bilan très positif de leur séjour. Doria Kaboré, élève en classe de 4e, a apprécié la diversité des disciplines abordées. « Pendant ces trois semaines, on a appris la danse, le théâtre, le slam, la robotique, la danse contemporaine, l’art oratoire », a-t-elle énuméré, en insistant tout particulièrement sur les activités consacrées à la recherche de l’identité. Francesca Lorraine Gourou, également en 4e, a quant à elle qualifié l’expérience de mémorable. « Je veux revenir encore au Camp Vacances Lecture de Tata Alima pour la 8e édition », a lancé Doria Kaboré avec enthousiasme, visiblement marquée par les liens d’amitié tissés durant ces trois semaines.

Alors que les jeunes campeurs repartent avec de nouvelles connaissances et des souvenirs plein la tête, ils sont aussi animés par la volonté de partager leur expérience autour d’eux. La cérémonie s’est achevée par une remise de gadgets et de fournitures scolaires, offerts par les partenaires, aux meilleurs d’entre eux.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






