Après deux ans de mise en œuvre du programme NutriSafe Burkina, financé par le Department of State (anciennement Bureau pour l’assistance humanitaire de l’USAID/BHA), l’ONG Action contre la Faim (ACF) a réuni, ce vendredi 3 juillet 2026 à Ouagadougou, autorités régionales, partenaires et bénéficiaires à l’occasion d’un atelier de clôture. Cette rencontre visait à présenter les résultats obtenus, évaluer l’impact des interventions sur les populations en détresse, recueillir des recommandations et définir une stratégie de sortie favorisant la pérennisation des acquis. Elle a été présidée par le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, représentant la ministre en charge de la Solidarité.
Après deux années de mise en œuvre, le projet NutriSafe est arrivé à son terme le 30 juin 2026. À cet effet, il est apparu important pour les responsables de dresser le bilan de sa mise en œuvre et de réfléchir à une stratégie de sortie. Cette approche s’inscrit dans une logique de redevabilité à l’endroit des autorités et des bénéficiaires des actions menées. Selon Thomas Bertrand Owono, Directeur pays de Action contre la Faim (ACF), l’objectif général de cet atelier est de faire le point sur les réalisations enregistrées au terme de la mise en œuvre du programme NutriSafe.

D’après lui, cet atelier constitue également une occasion de discuter des insuffisances afin de formuler des orientations pour de futurs projets similaires. « L’objectif général de ces activités est de voir les réalisations atteintes au terme de la mise en œuvre du programme NutriSafe », a-t-il déclaré. De façon spécifique, il s’agit de présenter les résultats du programme NutriSafe et de recueillir des suggestions et recommandations.
Un documentaire pour ouvrir les travaux…
Toujours selon Thomas Bertrand Owono, le documentaire présenté à l’ouverture des travaux reflète fidèlement la réalité sur le terrain. « ACF a apporté un soutien considérable dans les domaines de la santé et de la nutrition, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. L’organisation a également permis à de nombreuses femmes et à de nombreux hommes de développer des activités génératrices de revenus. Ces activités ont donné aux bénéficiaires les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants et de leurs ménages. Dans l’ensemble, l’intervention d’ACF a constitué un véritable soulagement pour les populations », a-t-il fait savoir.

Revenant sur les actions concrètes, le directeur pays de l’ACF a évoqué l’aménagement d’un périmètre maraîcher de 10 hectares à Diapaga. L’objectif est de renforcer l’autonomie des populations. Autour de ce site se développent diverses activités, notamment l’agriculture, le maraîchage et l’élevage. Cet aménagement contribue, selon M. Owono, à l’autonomisation des populations et au développement de la région de la Tapoa. Des interventions similaires ont été conduites dans le Soum, l’Oudalan et l’ensemble de la région du Goulmou. Le projet couvrait ces territoires dans l’ancien découpage administratif et, avec le nouveau découpage, il concerne près de dix régions du Burkina Faso.
Dans un contexte marqué par l’affirmation de la souveraineté du Burkina Faso et la refondation de son appareil d’État, le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a indiqué que les actions de l’ACF interviennent dans un esprit de complémentarité avec l’action publique, en parfaite cohérence avec les priorités définies par les autorités.

« C’est pourquoi je me réjouis de constater que le projet NutriSafe s’est inscrit dans cette vision en apportant une contribution concrète aux efforts nationaux dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, de la sécurité alimentaire ainsi que de la santé mentale et du soutien psychosocial. Cette démarche participative traduit un respect appréciable du leadership de l’État et constitue un exemple de partenariat responsable au service des populations », a-t-il apprécié au nom de la ministre en charge de la Solidarité.
Pour lui, l’impact positif de cette approche multisectorielle intégrée sur la sécurité nutritionnelle et le bien-être des populations ciblées témoigne, au-delà des résultats enregistrés, de la nécessité de retenir les leçons apprises afin d’améliorer davantage la qualité des interventions.

« Les défis demeurent importants et exigent une mobilisation constante ainsi qu’une meilleure synergie entre tous les acteurs engagés auprès des populations vulnérables. Les interventions humanitaires doivent progressivement contribuer à consolider la résilience des communautés tout en accompagnant les ambitions de développement portées par le Burkina Faso », a souligné Abdoul Karim Zongo. Il a ajouté que le Gouvernement burkinabè demeure attaché à une coopération « sincère, respectueuse et mutuellement bénéfique avec l’ensemble de ses partenaires ».
En perspective, le directeur pays de l’ACF, Thomas Bertrand Owono, a indiqué que d’autres projets viendront renforcer les acquis du programme afin de favoriser une véritable autonomisation des populations. « Les échanges avec les partenaires techniques et financiers vont se poursuivre dans l’intérêt des bénéficiaires », a-t-il conclu.
En rappel, le projet NutriSafe a couvert la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2026.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






