Le Niger a officiellement engagé la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), neuf mois après avoir annoncé son intention de quitter l’institution judiciaire internationale.
Dans une lettre adressée à la Cour le 18 juin 2026, les autorités nigériennes dénoncent une institution qui, selon elles, « a été détournée de sa vocation et exploitée », alors qu’elle avait initialement suscité « de grands espoirs parmi les peuples épris de paix et de justice ».
La CPI a réagi à cette décision en exprimant ses regrets. « Nous regrettons toute décision de se retirer de l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », a déclaré la Cour dans un communiqué.
Avec cette décision, le Niger devient le troisième pays à se retirer de la CPI, après les Philippines et le Burundi. Conformément au Statut de Rome, texte fondateur de la Cour, le retrait du Niger prendra effet douze mois après la réception officielle de la notification. Toutefois, la CPI conservera sa compétence sur les crimes qui auraient été commis avant la date effective du départ du pays.
Cette décision s’inscrit dans la ligne politique adoptée par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). En septembre 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient publié une déclaration commune dans laquelle ils contestaient la légitimité de la CPI, qualifiant la Cour d’« instrument de répression néocolonialiste ». Les trois États sahéliens estiment ainsi que l’institution ne répond plus aux principes d’équité et de justice internationale qu’elle est censée défendre.
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