L’Association culturelle féminine Les Amazones de Santa (ACF/AS) a présenté, le mardi 28 avril 2026, au Centre culturel des arts des armées, une pièce théâtrale en hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Intitulée « L’autre morceau du pagne », cette représentation s’inscrit dans le cadre du projet « Un soldat, un rempart vivant ». Un projet qui vise à galvaniser les Forces combattantes dans la lutte contre l’hydre terroriste. Cette restitution marque également la fin d’une tournée nationale menée du 9 au 28 avril 2026 dans 14 garnisons du Burkina Faso.
Dans le contexte sécuritaire difficile que traverse le Burkina Faso depuis près d’une décennie, l’art représente bien plus qu’une simple expression esthétique. Il devient parfois un moyen de survie morale et d’espoir, aussi bien pour les combattants que pour les populations civiles.

C’est dans cette logique que l’Association culturelle féminine Les Amazones de Santa (ACF/AS) a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à travers une œuvre scénique riche en émotions « L’autre morceau du pagne ».
Selon la Présidente de l’Association, Ange Gertrude Koumarami Kamara, cette pièce théâtrale met en exergue l’engagement des Forces combattantes, leur souffrance psychologique liée aux départs au front, mais aussi le rôle des femmes dans la dynamique de résilience nationale.

En effet, a-t-elle expliqué, « l’histoire retrace le parcours d’un militaire confronté à la résistance de sa mère et de son épouse au moment de partir défendre la patrie. Après avoir convaincu les siens de la nécessité de son engagement. Sa femme lui remet un morceau de pagne et garde l’autre morceau, et le lui instruit de ramener le morceau de pagne intacte. Ensuite le soldat rejoint le front et disparaît durant huit années. Sa famille reste sans nouvelles, avant qu’il ne revienne finalement sain et sauf, avec le morceau de pagne qu’il avait emporté symbole d’un espoir toujours possible ».
Tout en se réjouissant de l’émotion qu’à suscité sa pièce comique, Mme Kamara s’est également satisfaite de l’accueil réservé à l’œuvre dans les différentes garnisons visitées.

À en croire la présidente de l’Association les Amazones de Santa, les spectateurs ont exprimé le souhait de voir la pièce rejouée devant un public plus large, avec une plus grande implication des civils. « Plusieurs responsables des forces de défense ont insisté sur la nécessité d’associer davantage les populations civiles, estimant que la solidarité nationale et le soutien des proches demeurent essentiels dans le combat pour la paix et la sécurité », a indiqué la Présidente de l’Association les Amazones de Santa.
Satifaite de la tournée, Ange Gertrude Koumarami Kamara, a précisé que ladite tournée s’est étalée sur une vingtaine de jours et visait à transmettre aux FDS un message de résilience, d’encouragement et de reconnaissance. « Nous voulions adresser un message de profonde gratitude à ces hommes et femmes qui, dans la solitude des champs de bataille et dans la rigueur des casernes et des postes avancés, protègent le peuple sans être oubliés. Nous sommes vraiment satisfaits que notre objectif ait été atteint. Certes la tournée s’achève aujourd’hui mais nous reviendrons bientôt avec d’autres productions pour le plaisir de tous », a-t-elle affirmé.

Le Colonel Evariste Stéphane Somé, Directeur du Centre culturel des arts des armées, s’est pour sa part dit ému par la représentation. « Cette prestation va bien au-delà du simple cadre artistique. Elle dépeint réellement la réalité que vivent au quotidien les soldats, en famille, face à l’appel de la nation », a-t-il souligné.
Tout en félicitant l’auteure de cette pièce théâtrale, le Colonel Somé a salué l’ensemble des acteurs pour la qualité de leur prestation. « Je remercie les comédiens pour avoir transmis avec émotion cette pièce théâtrale. Chacun a joué à la perfection afin de faire revivre la réalité vécue par nos FDS et VDP lorsque la nation les appelle. Bon vent à eux et que la paix revienne dans notre très cher pays », a-t-il ajouté.

Après 14 garnisons parcourues, la troupe repart avec la conviction que l’art demeure un levier essentiel pour unir les Burkinabè autour des valeurs de courage, de sacrifice et d’espérance. Il faut noter que la pièce théâtrale a été mise en scène par Nomwendé Charles Tiendrébéogo.
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Nadège KINDA et Sidziguin
Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
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