Le Club des étudiants en communication et journalisme de l’Institut Panafricain d’Étude et de Recherches sur les Médias, l’Information et la Communication (IPERMIC) a lancé, ce jeudi 12 mars 2026, les 72 heures de l’étudiant en communication et journalisme à l’Université Joseph Ki-Zerbo. L’évènement qui se tient jusqu’au 14 mars 2026 a pour pays invité d’honneur, le Niger.
« Les métiers de l’information et de la communication à l’épreuve de l’intelligence artificielle », c’est autour de ce thème que se déroule la présente édition des 72 heures de l’étudiant en communication et journalisme. Patronnée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, cette édition vise à susciter la réflexion autour de l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers de l’information et de la communication.

S’exprimant au nom du patron, Pr Jean Célestin Ky a insisté sur la nécessité de former des journalistes responsables et des communicateurs lucides capables de défendre l’intérêt général dans un espace public de plus en plus marqué par la circulation massive d’informations et de désinformations.
Il a également réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner la modernisation des formations, à renforcer les liens entre universités et milieux professionnels et à soutenir une jeunesse créative et consciente de ses responsabilités.

Elyse Kaba, la représentante de la marraine, la ministre en charge de la Transition digitale, marraine de cette édition, Aminata Zerbo/Sabané, a fait remarquer que la pratique journalistique et communicationnelle se heurte à un contexte actuel marqué par une transformation rapide de l’écosystème informationnel. Avec des algorithmes produisent des contenus et/ou des machines qui analysent d’importantes masses de données en quelques secondes, elle pense que l’intelligence artificielle va profondément transformer les métiers du journalisme et de la communication.
Pour Mme Kaba, les étudiants ne doivent pas être de simples utilisateurs d’outils technologiques. « Ils doivent en comprendre les mécanismes, les limites et les implications. La compétence technique doit aller de pair avec l’esprit critique et la performance doit s’accompagner d’éthique », a-t-elle souligné.

Elle est également convaincue que les métiers de la communication ne disparaîtront pas, mais évolueront avec les innovations technologiques. Les futurs professionnels, selon elle, devront ainsi conjuguer intelligence humaine et intelligence artificielle pour s’adapter aux nouvelles exigences du secteur.
La représentante du président de l’UJKZ, la Directrice adjointe de l’IPERMIC, Esther Konsimo, a, pour sa part, invité les étudiants à oser apprendre, à questionner et à maîtriser les outils de demain, tout en préservant les valeurs fondamentales du journalisme et de la communication.

Prenant la parole, le représentant de la délégation nigérienne, Adamou Mahamane Rabiou a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs pour l’invitation. « Le Niger est fier d’être à vos côtés, non comme invité distant, mais comme frère engagé dans le même combat : celui d’une information libre, fiable et au service de nos peuples », a-t-il déclaré.
Parlant de l’IA, Adamou Mahamane Rabiou, a souligné que si elle peut produire des contenus, l’intelligence humaine reste essentielle dans la construction de l’histoire et de la vérité. Il a souhaité que les échanges contribuent à renforcer les compétences des étudiants afin que l’IA devienne un allié au service de l’information africaine.

Pour Issoufou Kaboré, président du Club des étudiants en communication et journalisme de l’IPERMIC, cette initiative, lancée depuis 2002, vise à promouvoir les talents cachés des étudiants en communication et journalisme. Elle offre également un cadre d’échanges sur l’impact des innovations technologiques dans les métiers de la communication.
Durant ces trois jours d’activités, plusieurs rendez-vous sont au programme, notamment des panels, des conférences, des rencontres B to B, des sessions de réseautage, une opération de don de sang, une projection cinématographique, des concours de productions journalistiques et audiovisuelles, une compétition sportive ainsi qu’un gala de clôture marqué par la remise de distinctions et de récompenses.

À l’issue de ces 72 heures, les organisateurs espèrent que les étudiants sortiront grandis et davantage responsables dans l’utilisation de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques professionnelles.
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
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