Le prévenu Yé Yaké Camille a formellement nié, à l’audience de ce jeudi 26 février 2026, les faits d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux qui lui sont reprochés. Dès l’ouverture de son interrogatoire, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui.
S’expliquant sur les montants évoqués dans la procédure, l’ancien directeur de la gestion des finances du ministère de l’action humanitaire a indiqué que les capitaux concernés par l’infraction présumée d’enrichissement illicite portent notamment sur deux chèques, l’un de 8 millions de francs CFA et l’autre de 2 millions de francs CFA.
Selon lui, ces sommes ont servi à l’organisation et à la rémunération des membres du groupe de travail chargé de l’élaboration du rapport annuel de performance 2023 du ministère de l’Action humanitaire.
Concernant les faits de blanchiment de capitaux, Yé Yaké Camille soutient que l’acquisition de ses biens repose exclusivement sur des prêts bancaires, des revenus locatifs et des activités de consultation. Il dit intervenir dans des institutions de formation telles que l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et l’École nationale de régie financière (ENAREF). Il a insisté sur le fait que son patrimoine ne provient en aucun cas de deniers publics.
Pour étayer ses déclarations, le prévenu a produit devant le tribunal plusieurs pièces qu’il estime probantes. Toutefois, les échanges ont été suspendus après que le tribunal ait constaté l’absence de son conseil.
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L’audience se poursuit néanmoins…
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