Le Premier ministre (PM), Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a poursuivi l’évaluation des performances des membres de son Gouvernement, ce mardi 3 février 2026 à Ouagadougou. Après évaluation, le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Artisanat, Serge Poda a enregistré un taux de réalisation de 87,97% de son contrat d’objectifs pour 2025.
Le ministre de l’Industrie, du commerce, et de l’artisanat (MICA), Serge Poda a fait son devoir de redevabilité devant le Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Il fait le bilan de la mise en œuvre de son contrat d’objectifs et cela a été évalué à un taux de réalisation global de 87,97 % par le chef du Gouvernement.
D’après le ministre Poda, ce contrat d’objectifs poursuivait 3 axes stratégiques majeurs. Il s’agit du renforcement du commerce, le développement de l’industrie et de l’artisanat, ainsi que la lutte contre l’inflation et l’amélioration de l’approvisionnement des populations. « Pour atteindre ces objectifs, 12 actions prioritaires, déclinées en 60 activités, avaient été définies », a-t-il déclaré.
L’un des faits marquants de l’année 2025, selon Serge Poda, reste la relance et l’ouverture d’une vingtaine d’unités industrielles, aussi bien dans le secteur public que privé. Parmi ces unités récemment mises en œuvre, il a cité entre autres la BRAFASO à Ouagadougou, l’AGROSEF à Bobo-Dioulasso, Burkina cajoux, ainsi que l’unité de production de farine de blé enrichie de Kaya.
Selon le responsable du MICA, il s’agit d’un record inédit en une seule année au Burkina Faso. « Cette performance est présentée comme le reflet de la vision portée par le Chef de l’État en matière d’industrialisation et de transformation locale des matières premières », a-t-il soutenu.
Dans le secteur du commerce, les actions ont porté sur le renforcement des contrôles et la lutte contre la fraude. Cela a permis de l’avis de Serge Poda, le contrôle de plus de 30 000 acteurs économiques afin de veiller au respect de la réglementation commerciale. Parallèlement, des réformes ont été engagées pour accroître les capacités de stockage stratégique, notamment à travers le renforcement des infrastructures dédiées à l’approvisionnement de la Nation burkinabè.
« Le MICA a également pris des mesures d’interdiction de l’exportation de certains produits de grande consommation, en particulier, les denrées alimentaires, dans le but de privilégier le marché national et de contenir la flambée des prix », a souligné le ministre Poda.
Au titre de l’artisanat, l’année 2025 a été marquée par la tenue de la 5e édition du Salon régional de l’artisanat à Tenkodogo, puis par l’inauguration du Centre national d’appui à la transformation artisanale du coton.
En outre, plus de 300 artisans ont bénéficié d’équipements afin de faciliter leur installation et la création de petites unités de transformation, selon M Poda. La consolidation du climat des affaires a également constitué un axe majeur de l’Action du MICA.
Des perspectives ambitieuses pour 2026…
Pour 2026, le ministère entend consolider les acquis et finaliser les projets en cours. Parmi les chantiers annoncés figurent le démarrage de l’implémentation du complexe industriel ferroviaire FASO-Rail, ainsi que l’ouverture des premières boutiques de FASO-Yaar, dont la visée est la de régulation des prix et d’approvisionnement du Burkina Faso.
Pour terminer, Serge Poda a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble de tous les Serviteurs du peuple de son département, qui ont permis d’atteindre ces résultats, tout en les invitant à maintenir le cap afin de relever les défis de 2026.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






