Burkina : Barkwendé Dieudonné Sawadogo propose une brigade « Didiima » pour lutter contre la spéculation foncière

L’auteur Barkwendé Dieudonné Sawadogo a présenté, le jeudi 18 décembre 2025 à Ouagadougou, deux ouvrages consacrés à la question foncière : « Construire en hauteur : La solution vitale pour sauver nos villes » et « Logement d’abord, parcelle après ». Face au « désordre foncier » et à la « course effrénée vers la terre », il avance une proposition phare : la création d’une brigade spéciale, baptisée « Didiima », pour combattre la spéculation.

Les experts ne cessent de le répéter : « la question foncière est une bombe à retardement ».

Si l’État a déjà tenté de reprendre le contrôle, notamment en limitant l’action des promoteurs immobiliers, Barkwendé Dieudonné Sawadogo estime que des mesures plus fortes sont nécessaires pour préserver l’accès au sol pour les générations futures.

Dans son premier livre de 125 pages, il défend une idée audacieuse : n’autoriser que la construction en hauteur. Cette approche, selon lui, permettrait de rationaliser l’occupation de l’espace. Un constat alarmant motive sa position : les « non-lotis » occupent aujourd’hui 40% de la superficie de Ouagadougou, soit l’équivalent de deux millions d’habitants.

Barkwendé Dieudonné Sawadogo dédicace deux livres avec des propositions de réformes foncières

Son second ouvrage de 160 pages, « Logement d’abord, parcelle après », formule plusieurs propositions concrètes au gouvernement pour réinventer le secteur. Il suggère notamment la création d’un Ministère de la renaissance urbaine, d’un Tribunal spécial « urbain », et donc de la brigade « Didiima ». « Cette brigade aurait pour mission de lutter contre la spéculation, de garantir le respect des règles d’urbanisme, de protéger les citoyens et les investisseurs, d’assainir le secteur, de sécuriser les recettes fiscales et de permettre une planification durable », détaille l’auteur.

Parmi ses autres pistes figure l’instauration d’une taxe spéculative sur les terrains non bâtis (TSTNB). Son objectif, freiner les ventes successives et rapides de terrains vacants ou insuffisamment construits. « La taxe s’appliquerait à toute vente, transfert de propriété ou mutation concernant un terrain non bâti ou dont la construction est inférieure à 20% du taux d’occupation autorisé », précise-t-il.

L’ensemble de ces propositions sont développées dans ses deux livres, vendus ensemble au prix de 15 000 FCFA.

Lire aussi : Burkina : Le gouvernement annonce le début des reformes dans le domaine du foncier

Minute.bf

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