L’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ) célèbre son jubilé d’or sous le signe de la maturité, de la souveraineté et du renouveau. La cérémonie officielle de lancement des festivités du jubilé d’or, a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Plusieurs ministres étaient à ses côtés pour l’occasion, signe l’importance historique et stratégique de la première institution d’enseignement supérieur du Burkina Faso.
« De l’UO à l’UJKZ (1974-2024) : 50 ans de contributions au développement de la nation burkinabè », c’est sous ce thème que se célèbre le jubilé d’or de l’UJKZ. Cette cinquantenaire, marque cinq décennies d’engagement au service de la formation, de la recherche et du développement national.

Le président de l’Université Jospeh Ki-Zerbo, Pr Jean François Silas Kobiané, a présenté un bilan assez satisfaisant de l’institution depuis ses 50 ans d’existence. En chiffres, cette première institution d’Enseignement supérieur du Burkina Faso a formé un total de 130 549 diplômés, soit une moyenne annuelle de 2 611. L’effectif des étudiants est allé crescendo, passant de 373 en 1974 à 50 303 en 2024. Le corps professoral a connu la même évolution au fil des ans, passant de 35 à 1 147 enseignants ; et le personnel ATOS de 15 à 490.
L’Enseignement supérieur, Pr. Adjima Thiombiano, prenant la parole au nom du Premier ministre, a rendu un hommage aux pères-fondateurs de l’établissement, dont plusieurs étaient présents à la cérémonie. « Plus que des administrateurs, ils étaient de véritables écoles de la vie, la nation leur reste profondément reconnaissante pour le travail immense accompli dans la construction de l’université et la diffusion des valeurs de patriotisme, de rigueur et de solidarité. Grâce à leur travail l’UJKZ enregistré plus de 2 600 diplomés par an. Et cela est à saluer », a-t-il souligné.

Le président de l’Université Joseph Ki-Zerbo a également salué « l’héritage immense » laissé par les enseignants, chercheurs, personnels administratifs et responsables disparus, et a plaidé pour la poursuite de la mission de formation dans un contexte national exigeant, notamment sur le plan sécuritaire.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, représentant le Premier ministre, a rendu hommage aux pères fondateurs de l’établissement, dont plusieurs étaient présents. « Plus que des administrateurs, ils étaient de véritables écoles de la vie. La nation leur reste profondément reconnaissante pour le travail immense accompli dans la construction de l’université et la diffusion des valeurs de patriotisme, de rigueur et de solidarité. Grâce à leur travail, l’UJKZ enregistre plus de 2 600 diplômés par an, et cela est à saluer », a-t-il souligné.

Le ministre Thiombiano s’est également félicité que près de 93 % des filières soient désormais normalisées au niveau national, avec un taux de conformité de 80 %. Il n’a toutefois pas manqué d’inviter la communauté universitaire à « mettre les bouchées doubles » pour atteindre la normalisation totale, exigée pour le 31 juillet 2026.
Abordant les perspectives, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a insisté sur plusieurs orientations majeures à savoir l’amélioration des conditions d’étude et de travail ; le renforcement de la qualité de l’enseignement ; la réduction de la dépendance aux financements externes, jugés parfois « non-porteurs de souveraineté » ; et l’alignement de toute coopération académique avec les valeurs nationales.

La célébration du cinquantenaire de l’UJKZ s’est voulue un moment de convergence et de réflexion pour repenser l’avenir de l’enseignement supérieur burkinabè sous l’angle de la souveraineté et de la qualité, ainsi qu’un moment de reconnaissance envers les bâtisseurs. Vingt et un récipiendaires ont été faits chevaliers de l’Ordre du Mérite de l’Éducation au cours de la cérémonie.
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Nadège KINDA
Minute.bf






