jeudi 12 mars 2026
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Délocalisation au Togo de la délivrance des visas américains aux Burkinabè : Le Gouvernement burkinabè réagit

Le ministre en charge des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a réagi, sur les antennes de la télévision nationale ce jeudi 9 octobre 2025, à la décision des États de délocaliser au Togo la délivrance des visas américains aux Burkinabè.

La délivrance des Visas américain pour les ressortissants du Burkina Faso se feront à compter du 10 octobre 2025 jusqu’à nouvel ordre à Lomé au Togo. Une délocalisation « surprise » a jugé le ministre en charge des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Une note verbale transmise ce jeudi 9 octobre le confirme, a fait savoir le ministre Traoré confirmant la rumeur qui circulait sur les réseaux sociaux.

Selon le ministre Karamoko Jean Marie Traoré, Washington a justifié cette décision par le non-respect des consignes liées à l’usage des visas par certains ressortissants burkinabè.

Pourtant, à en croire, le chef de la diplomatie burkinabè, cette mesure va au-delà de la décision de non-respect de consignes. À l’entendre cettte décision de l’administration Trump est lié à une offre diplomatique à laquelle Ouagadougou n’a pas souscrit. Il a révélé que les États-Unis avaient, depuis le come-back du président Donald Trump, proposé au Burkina Faso d’accueillir sur son sol des migrants expulsés d’Amérique, y compris des non-Burkinabè. Une proposition jugée « indécente » et « contraire à la vision du chef de l’État burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, en ce concerne la dignité humaine ».

« Le Burkina Faso n’est pas une terre de déportation », a martelé le ministre Traoré, réfutant toute idée d’accueillir des personnes considérées comme « indésirables » par d’autres pays, notamment les USA.

Karamoko Jean Marie Traoré a précisé que plusieurs rencontres ont eu lieu à Ouagadougou et à New-York à propos de cette demande des USA, mais elle a toujours été « rejetée » par Ouagadougou.

Il a rappelé que la gratuité du visa instaurée par le Burkina Faso vise à favoriser la libre circulation des Africains et non à un être un pays de déportation pour certains États.

Par ailleurs, le ministre en charge des Affaires étrangères a tenu à dissocier cette mesure américaine de la visite prochaine d’Afro-descendants prévue fin octobre 2025. « Ces frères et sœurs viennent librement renouer avec leurs racines. Ils ne sont pas sous contrainte », a-t-il précisé. « Le Burkina Faso restera une terre de dignité et non pas une terre de déportation », a insisté Karamoko Jean Marie Traoré

Concernant les relations bilatérales, le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a souligné que le Burkina Faso restait ouvert au dialogue, mais dans le respect mutuel. « En diplomatie, il y a le principe de réciprocité. Nous prendrons les mesures nécessaires sans compromettre l’amitié entre nos deux peuples », a-t-il conclu.

Lire aussi : Sanctions des USA contre deux officiers maliens : Le Mali déplore une mesure « injuste et sans fondement »

Minute.bf

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