lundi 20 avril 2026
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A la barre : Un jardinier condamné pour avoir tué une chèvre et menacé sa propriétaire

Amidou (nom d’emprunt) a comparu devant le Tribunal de grande instance de Ouaga 1, ce lundi 10 février 2025, pour répondre des faits d’abattage d’animaux d’autrui sans nécessité et de menaces de mort. En l’espèce, il lui était reproché d’avoir abattu une chèvre appartenant à sa tante, dame Lizèta (nom d’emprunt), et d’avoir proféré des menaces de mort à son encontre.

Les faits remontent à janvier 2025. Fatigué de voir les chèvres de Lizèta ravager son jardin, Amidou a décidé d’agir à sa manière. Ce jour-là, en découvrant une nouvelle fois ses plants de tomates saccagés, il a saisi l’une des chèvres et l’a égorgée. Une manière pour lui de donner « une leçon » à la propriétaire.

Interpellé et conduit à la barre ce lundi, il n’a pas cherché à nier les faits. « J’ai plusieurs fois interpellé la dame pour qu’elle retienne ses bêtes, mais rien n’a changé. Alors, quand je suis arrivé et que j’ai encore vu les chèvres dans mon jardin, j’ai décidé de tuer l’une d’elles », a-t-il expliqué devant le tribunal.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Selon la victime Lizèta, en découvrant la scène et en voulant protester, le jardinier aurait brandi une machette et menacé de lui faire subir le même sort que sa chèvre. « Quand j’ai appris ce qui s’est passé, je suis arrivée sur les lieux avec mon époux. Il a pris sa machette et m’a dit que si je ne quitte pas les lieux, il allait m’égorger comme ma chèvre », a-t-elle relaté.

Le prévenu a partiellement reconnu cette affirmation. Il a toutefois affirmé qu’il n’avait utilisé son arme que pour intimider et non pour blesser. Le tribunal l’a alors interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à agir de la sorte plutôt que de porter plainte auprès des autorités compétentes. « Je ne savais pas que je pouvais aller à la police pour ça. Je pensais que c’était une affaire de famille qui pouvait se régler autrement », a-t-il répondu.

Face à ces faits, le parquet a requis contre lui, une peine de six mois de prison assortie d’une amende de 500 000 F CFA, le tout avec sursis.

Après délibération, le tribunal a finalement condamné sieur Amidou à 06 mois de prison et une amende de 250 000 F CFA le tout assorti d’un sursis. La juge n’a pas manqué de lui rappeler la gravité de son acte et l’importance de privilégier les voies légales pour régler les différends. À l’endroit de la victime, elle a également rappelé la nécessité de prendre des dispositions pour une meilleure cohabitation avec le voisinage.

Lire aussi ➡️À la barre : 24 mois de prison pour deux voleurs de boîtes de vitesses de véhicules

Oumarou KONATE

Minute.bf

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