mercredi 25 mars 2026
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AES : « Toutes les cordes [de l’impérialisme] seront tranchées sans état d’âme » (PM Rimtalba Ouédraogo)

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a pris part, ce mardi 28 janvier 2025 à la Place de la Nation, au meeting organisé par la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC). Ce meeting avait pour but de célébrer le premier anniversaire du retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO.

Il y a un an, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui forment l’Alliance des États du Sahel (AES), ont pris la décision de quitter définitivement la CEDEAO. Selon le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il s’agit d’une décision « courageuse et historique ». Citant le capitaine Thomas Sankara, le Premier ministre a indiqué que pour rompre le cordon de l’impérialisme, il ne faut pas se faire d’illusion : « ça ne se fera pas par les tendre mains d’une sage-femme » , mais plutôt « par une hache et par un coup sec ». « Ce coup sec a été porté, il y a 1 an par l’AES », a assuré Jean Emmanuel Ouédraogo.

Lire aussi : Retrait officiel de l’AES de la CEDEAO : « Nous allons avancer de façon victorieuse » (Bassolma Bazié)

Pour le chef du gouvernement burkinabè, « la CEDEAO ou ce qui reste de la CEDEAO est derrière [l’AES] »

« Aujourd’hui plus que jamais, le Capitaine Ibrahim Traoré et ses frères sont plus que jamais déterminé à mener ce combat historique jusqu’à la victoire totale. (…) Plus que jamais nous restons déterminés. La CEDEAO, c’est l’une des cordes de notre asservissement qui a été coupée nette le 28 janvier 2024. Nous savons qu’il y a d’autres cordes qui restent. Mais nos trois chefs d’État tiennent toujours la hache fermement. C’est pour dire que toutes les cordes [de l’impérialisme] seront tranchées sans état d’âme », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo devant une foule en liesse.

Des milliers de personnes étaient à la place de la nation de Ouagadougou pour l’an 1 de la sortie de la CEDEAO

Enfin, le Premier ministre a appelé à la « remobilisation ». « Restons vigilants ! Parce que les impérialistes et leur institutions fantoches ne vont jamais baisser les bras. La liberté ne s’octroie pas, elle s’arrache au prix de la sueur et du sang. Nous allons mener le combat ensemble et nous allons le gagner ensemble pour que nous enfants et petits-enfants vivent dans un espace AES libre, prospère avec de nouveaux horizons », a-t-il invité.

En rappel, à compter de ce mardi 28 janvier 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne font plus partie de la CEDEAO.

Lire aussi : An 1 de l’AES : « La CEDEAO est morte » (Manifestant)

Minute.bf

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