L’hôpital militaire Capitaine Halassane Coulibaly, situé au camp Sangoulé Lamizana, a ouvert ses portes le mercredi 28 octobre 2026 à des milliers de femmes, militaires et civiles, pour une campagne de dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l’utérus. La cérémonie de lancement officiel, présidée par le Chef d’état-major général des armées, le Général de division Moussa Diallo, s’est tenue le jeudi 29 octobre 2026, en présence des Forces armées nationales.
Dans le cadre des activités du 66e anniversaire des Forces armées nationales, le Service de santé des armées, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), organise une campagne de dépistage gratuit des cancers féminins à l’hôpital militaire Capitaine Halassane Coulibaly, situé au camp Sangoulé Lamizana.
Cette campagne de dépistage gratuit vise à favoriser la détection précoce des cancers du sein et du col de l’utérus afin d’améliorer leur prise en charge et de sauver des vies.

Prenant la parole au nom du Chef d’état-major général des armées, le parrain de la cérémonie, le Colonel Narcisse Bassingua, Commandant du groupement central des armées, a souligné que cette initiative traduit la volonté des Forces armées nationales d’agir au-delà du champ militaire. Elle contribue, selon lui, à la promotion de la santé et du bien-être des femmes burkinabè, sans distinction de statut, d’origine ou de condition.
« En initiant cette campagne, nos Forces armées nationales, avec l’accompagnement de notre partenaire l’UNFPA, entendent sensibiliser, dépister et accompagner toutes les femmes dans la prévention des cancers féminins. Il s’agit d’un acte de solidarité et d’un engagement fort en faveur de la préservation de la dignité et de la santé de la femme burkinabè », a-t-il déclaré.

Pour le représentant de l’UNFPA au Burkina Faso, Yves Sassenrata, cette campagne n’est pas un acte isolé. Elle revêt une grande importance, notamment parce qu’elle permet de détecter précocement les cancers du sein et du col de l’utérus afin de favoriser un traitement efficace. « C’est ainsi que l’on sauve des vies. Cet engagement rejoint celui que porte l’UNFPA à travers le monde, qui est de ne laisser personne de côté, y compris dans les milieux militaires et dans les zones les plus difficiles d’accès », a-t-il expliqué.
La cérémonie s’est achevée par la visite des salles de dépistage et de la clinique mobile servant à la réalisation d’échographies et de mammographies.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre le Service de santé des armées et l’UNFPA, engagée depuis 2018. Selon l’UNFPA, depuis le début de ce partenariat, près de 20 000 personnes, notamment des militaires et des membres de leurs familles, ont bénéficié d’informations sur les mutilations génitales féminines, la planification familiale et la santé de la reproduction.
Nadège KINDA
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