À l’occasion des 48 Heures du politiste, l’ex-Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a animé, ce vendredi 30 janvier 2026, une conférence publique à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Le thème de sa communication a porté sur le thème « Souveraineté et identité des peuples noirs ».
Dans sa communication, le conférencier Dr Kyélem de Tambèla a indiqué que la souveraineté internationale n’existe pas. D’après lui, la souveraineté est, avant tout, nationale et ne saurait être réduite à un simple discours. « La souveraineté ne se proclame pas elle se vit et se défend au quotidien », a-t-il déclaré. À cet effet, il a insisté sur la nécessité pour les États de disposer d’institutions fortes et symboliques.
Pour le responsable de l’Institut des peuples noirs Farafina, le Parlement, en tant qu’organe central du pouvoir d’un État, doit être bâti sous fonds propres, car il constitue « un symbole majeur de la souveraineté nationale ».

Abordant la question de l’unité régionale, Dr Kyélem de Tambèla a soutenu que sans la fédération, chacun des États membres des États du Sahel serait aujourd’hui dans la vulnérabilité, faute de moyens suffisants pour faire face aux pressions extérieures. « S’il n’y avait pas eu la fédération, chacun de nos états serait tombé parce qu’on n’aurait pas eu les moyens nécessaires pour faire face à la pression actuelle… Il faut être au cœur du pouvoir pour comprendre la lutte contre l’impérialisme. À chaque moment, ce sont les attaques », a-t-il fait savoir.
Les 48 heures du politiste se déroulent du 30 au 31 janvier 2026. Elles visent le renforcement de la visibilité de la science politique, à susciter la réflexion critique sur les nouvelles dynamiques du Burkina Faso et à favoriser un cadre d’échanges entre universitaires, chercheurs et étudiants ainsi que les acteurs de la société civile.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf





