dimanche 11 janvier 2026
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Ziniaré : Médias, OSC et leaders communautaires sensibilisés à la prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation

Ziniaré, dans la région de Oubri, abrite du 19 au 21 novembre 2025, une conférence publique sur la prévention de l’extrémisme violent et la prévention de la radicalisation. La conférence est organisée par le ministère chargé de la Communication, à travers la Direction générale de la Communication des Médias (DGCM) avec l’appui technique et financier du Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la Sécurité (DCAF). Cette session de sensibilisation au profit des professionnels des médias, communicants publics, Organisation de la société civile (OSC) et leaders communautaires se veut un cadre de dialogue, de partage d’expériences et de propositions de solutions contre l’extrémisme violent et la radicalisation.

« Organisation d’un cadre de dialogue entre Forces de Défense et de Sécurité (FDS), Médias, Organisation de la société civile, et leaders communautaires, axé sur le rôle et la responsabilité des journalistes et des communicants publics dans la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre la radicalisation », tel est le thème de cette conférence publique. Une session de sensibilisation dont l’objectif principal, selon les organisateurs, est de susciter la participation des professionnels de l’information et de la communication à la prévention de l’extrémisme violent et à la lutte contre la radicalisation au Burkina Faso. Il s’agit aussi, à travers cette conférence publique, de renforcer leur collaboration avec les FDS, les OSC et les leaders communautaires.

Jean Noël Gyengani, le représentant du DGCM a relevé l’importance de ce cadre d’échange pour la prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation

Dans son mot d’ouverture, le DGCM qui s’est fait représenter par Jean Noël Gyengani, a souligné combien le terrorisme a entamé les fondements de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble au sein des communautés. Les conséquences de l’hydre terroriste, a-t-il fait remarquer, vont plus loin en occasionnant le déplacement en masses des populations avec un difficile accès aux services sociaux de base. « Ces difficiles conditions de vie auxquelles elles (les populations, ndlr) sont confrontées constituent un facteur de recrutement des jeunes au sein des groupes terroristes et un terreau fertile à la radicalisation et à l’extrémisme terroriste », a déploré M. Gyengani, citant le DGCM. Face à cette situation, le ministère de la communication, pense qu’il est « nécessaire sinon impératif d’instituer des cadres de concertation » avec les leaders d’opinion que sont les professionnels de l’information, les communicants publics, les experts de la lutte contre l’extrémisme violent en vue de proposer « un discours alternatif » à même de rassurer les populations en détresse.

Cette conférence publique s’inscrit dans cette dynamique. Mieux, cette session de sensibilisation qui se tient de façon rotative à travers différentes régions du pays, s’aligne, selon le représentant du DGM, à la stratégie de communication de guerre élaborée par le ministère en charge de la Communication.

Tuundarim Quentin Ouédraogo a rassuré que le DCAF accompagnera le ministère de la Communication pour la prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation

Pour ce faire, le ministère de la Communication bénéficie de l’appui financier et technique du DCAF, une fondation de droit suisse reconnue mondialement comme l’un des grands centres d’excellence sur la Gouvernance du secteur de la sécurité (GSS) ainsi que la Réforme du secteur de la sécurité (RSS). Pour le représentant du Conseiller national du DCAF, Tuundarim Quentin Ouédraogo, « face à la montée des discours de haine, à la fragmentation du tissu social, et au risque de radicalisation, il est impératif de bâtir des ponts entre institutions, médias, société civil et citoyens pour restaurer la confiance, promouvoir la paix, de renforcer la cohésion sociale ».

Dans ce sens, le DCAF, à travers son projet DSS, dit-il, s’engage aux côtés du ministère de la Communication et du Conseil supérieur de la Communication (CSC) pour soutenir « un dialogue inclusif, éthique et constructif ». « Nous croyons fermement que les journalistes et les communicants ont un rôle stratégique à jouer dans la déconstruction des récits extrémistes, dans la promotion d’un vivre-ensemble fondé sur le respect, la dignité et la vérité », a insisté M. Ouédraogo. Plus qu’un cadre d’échange, le DCAF considère cette session de sensibilisation comme « une invitation à la responsabilité collective, à réfléchir aux causes profondes de la radicalisation, à identifier les causes profondes communicationnelles adaptées au contexte burkinabè ».

Tièridjia Haoua Traoré/Sanou, la DRCCAT/Oubri voit ce cadre comme une occasion pour élaborer des stratégies de prévention adaptées contre l’extrémisme violent et la radicalisation

La Directrice régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (DRCCAT) de Oubri a salué l’organisation de cette session de sensibilisation à Ziniaré. Si « le rôle des Forces de Défense et de Sécurité est nécessaire pour protéger les populations et garantir un environnement propice au développement », elle a, toutefois, fait remarquer que « l’efficacité des actions sécuritaires s’en trouve amplifiée lorsque celles-ci sont menées en synergie avec les communautés locales, les leaders communautaires et d’opinion et la société civile ».

Dans cette logique, elle a avancé que l’établissement d’un cadre de dialogue structuré et durable entre tous les acteurs concernés est indispensable. « La tenue de cette conférence offre une occasion d’échanger des informations fiables, d’élaborer des stratégies de prévention adaptées et de renforcer la confiance mutuelle », est-elle convaincue.

Photo de famille à la fin de l’ouverture de la conférence publique

Pour l’atteinte de ces objectifs de déconstruction des messages de stigmatisation et de haine, de sensibilisation aux valeurs du vivre-ensemble et, de solidarité et de cohésion sociale, les professionnels des médias, les communicants publics, les OSC et les leaders communautaires seront entretenus sur plusieurs thématiques. Après la conférence inaugurale sur le thème principal des sous-thèmes sur les défis de la prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation, leur lien avec la prolifération des armes légères et de petit calibre, la participation citoyenne, les rôles et responsabilités des professionnels des médias et des communicants publics meubleront cette conférence publique.

Franck Michaël KOLA
Minute.bf

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