samedi 7 février 2026
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Violences basées sur le genre : Au moins 50 hommes se confient au centre d’écoute

Les femmes ne sont pas les seules victimes des violences basées sur le genre. En effet, suite au lancement du numéro vert de dénonciation des violences basées sur le genre pour faciliter les dénonciations, le centre d’écoute des victimes de VBG, a reçu des hommes victimes qui ont trouvé consolation et conseils auprès de l’équipe dudit centre.

Le centre de prise en charge des victimes de VBG reçoit en son sein des victimes des deux sexes.

Du 02 mars 2021 au 29 avril 2021, le centre de prise en charge des victimes de VBG a enregistré 156 appels provenant de hommes, dont 06 appels pour violences physiques, 41 appels pour violences psychologiques, 01 appel pour violence culturelle, 02 appels pour violences économiques/patrimoniales, et 106 appels pour encouragements de l’initiative et de prise de conseils. Pour les violences sexuelles, aucun appel n’a été reçu

La prise en charge des hommes victimes de VBG diffère de celle des femmes. « La prise en charge des femmes victimes de VBG se fait sur le plan de l’hébergement, de l’alimentation, de la santé, sur plan psychosocial, sur le plan psychologique et un accompagnement judiciaire et juridique est offert. Pour les hommes, ils ne sont pas hébergés dans le centre, on a eu à proposer l’hébergement à des hommes qui ont refusé. Leur accompagnement se fait surtout sur le plan psychologique et psychosocial. Cet accompagnement est fait par les travailleurs sociaux», a expliqué la directrice du centre, Mariam Kaboré/Zagré.

Elle précise que ces hommes, pour la plupart, repartent chez eux avec une grande joie et une assurance après avoir rencontré l’équipe de prise en charge sur le plan psychologique et psychosocial.

La directrice du centre indique que son équipe a déjà été confrontée à des cas où l’un des partenaires n’a pas voulu coopérer et selon elle, il est difficile d’écouter l’un des partenaires sans écouter l’autre. « Généralement quand un des partenaires ne veut pas coopérer, nous faisons appel aux officiers de police judiciaire pour effectuer une sortie sur le terrain afin d’échanger avec lui. Souvent, quand on arrive, la personne coopère sans problème après qu’on lui a expliqué l’objectif du centre».

Elle précise que dans le couple, le plus important est l’intérêt supérieur des enfants. Pour ce qui est des enfants, ils sont généralement mineurs, mais pour ceux qui sont assez grands, un suivi est fait car ils subissent des traumatismes.

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

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