Dans l’optique de renforcer la coordination et l’efficacité des actions en matière de sécurité routière, le Burkina Faso s’est doté d’une stratégie nationale couvrant la période 2026-2030. À cet effet, l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé, le mercredi 24 décembre 2025 à Ouagadougou, un atelier national de validation dudit référentiel, réunissant les principaux acteurs du secteur. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, en présence du Directeur général de l’ONASER, le Commissaire divisionnaire de Police Règma Zongo.
Au cours de la décennie 2016-2025, de nombreux projets et programmes ont été mis en œuvre dans le but de rendre les routes burkinabè plus sûres et de réduire « drastiquement » les accidents de la circulation.

Cependant, les défis liés à la sécurité routière demeurent de plus en plus complexes et préoccupants. À titre illustratif, entre 2020 et 2024, le Burkina Faso a enregistré en moyenne 23 107 accidents de la route par an, ayant occasionné 14 867 blessés et 1 091 décès.
Face à cette situation, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a estimé indispensable de disposer d’un système de sécurité routière sûr et efficace. « Garantir la sécurité routière est plus que jamais un défi pour mon département, car la préservation de la vie humaine constitue l’une des clés de voûte du développement national engagé par la Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré.
Selon le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, le diagnostic de la sécurité routière a révélé des insuffisances dans les textes juridiques en vigueur, auxquelles s’ajoutent la faiblesse des moyens technologiques ainsi que les capacités limitées des structures chargées de l’administration de la sécurité routière.
« À partir de ce constat, nous avons pu dégager des axes stratégiques prenant en compte l’ensemble de ces défis et nous fixer des objectifs, assortis d’actions concrètes, afin de rendre nos routes plus sûres à l’horizon 2030. Le tout est accompagné d’un budget et repose sur l’implication de l’ensemble des acteurs », a-t-il soutenu.

La nouvelle stratégie nationale prévoit plusieurs innovations majeures, à en croire Mahamadou Sana, en complément de la e-contravention déjà en marche. Il s’agit notamment de l’introduction de la vidéo-contravention et du déploiement de radars pour lutter efficacement contre les excès de vitesse.
« Nous pensons pouvoir, dans un avenir proche, déployer la vidéo-contravention, de sorte que la technologie permette de constater les infractions sur les routes et d’infliger automatiquement les amendes aux usagers. Nous avons également prévu l’installation de radars afin de réduire significativement les excès de vitesse sur nos différents axes routiers », a-t-il expliqué.
Pour terminer, le ministre de la Sécurité a invité les participants à un examen rigoureux et sans « complaisance » des documents de la stratégie, afin de permettre au Secrétariat technique d’en tenir compte avant leur transmission à la Commission nationale de planification du développement (CNPD).
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Jean-François SOMÉ
Minute.bf






