jeudi 12 mars 2026
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Réformes scolaires : Encore une chaude matinée au lycée Zinda Kaboré

Les réformes scolaires ne passent toujours pas chez les élèves qui continuent de manifester pour réclamer leur annulation « pure et simple ». Ce lundi 17 mai 2021, les élèves du lycée Philippe Zinda Kaboré étaient encore dans la rue pour marquer leur désapprobation à ces réformes scolaires. Une manifestation qui a été dispersée par les éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS).

L’atmosphère était tendue au lycée Philippe Zinda Kaboré ce lundi. Cris, jet de pierre, projection de gaz lacrymogènes, bousculades, tel etait l’atmosphère ce matin au sein du lycée Philippe Zinda Kaboré. La CRS avait confiné les élèves dans le lycée. Les deux portes de l’établissement étaient barricadées par la CRS.

Pour certains élèves que nous avons rencontrés ce matin, le proviseur du lycée Philippe Zinda Kaboré aurait refusé de ne plus faire de rachat de moyenne parce qu’il estime avoir été humilié par leurs actes. « Le proviseur a dit que 9,99/20 de moyenne ne sera pas racheté pour passer en classe supérieure. Cela a énervé les élèves qui sont allés tout casser dans son bureau et ont aussi détruit son véhicule », a confié une élève très apeurée.

Les élèves lançaient des pierres et la CRS ripostait avec le gaz lacrymogène

Cette attitude des élèves, selon notre interlocuteur, « a aussi énervé le proviseur qui n’a pas hésité à faire appel à la CRS ». Arrivée sur les lieux après quelques échanges de pierres et de gaz lacrymogènes entre élèves et CRS, nous avons trouvé que l’établissement a été encerclé; les professeurs qui s’étaient réfugiés dans les salles ont été libérés et escortés hors du lycée par les CRS.

De son côté, Moussa Sankara, professeur d’anglais reconnait que cette situation est déplorable. « C’est une situation qui est déplorable et à mon humble avis, elle est en train de prendre malheureusement de l’ampleur», regrette-t-il. « C’est ce que nous vivons depuis près de deux semaines. Voilà le personnel est piégé, dehors ça lapide, ça gaze », a-t-il déploré. L’enseignant pense que « les premiers responsables du ministère auraient mieux fait de rencontrer ces éléments, les écouter et travailler à les satisfaire de telle sorte que l’on puisse reprendre dans un climat sain ». M. Sankara a aussi souhaité que le patron de l’éducation puisse travailler à désamorcer la crise.

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

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