samedi 7 mars 2026
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Ramadan et Carême : Le CNEI-BF réunit musulmans et chrétiens autour d’une rupture collective

Le Conseil national de l’Economie informelle (CNEI-BF) a organisé une rupture collective au profit de ses membres, dans la soirée du vendredi 6 mars 2026 à son siège à Ouagadougou. Deuxième du genre, cette initiative que le CNEI-BF entend perpétuer chaque année vise à entretenir la cohésion sociale et le vivre-ensemble au sein de ses membres et partenaires, en ce mois de carême et de jeûne.

En ce mois spécial où fidèles musulmans jeûnent et fidèles chrétiens (catholiques) sont en carême, le Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a réuni les différentes sensibilités religieuses et traditionnalistes autour d’une rupture commune.

Musulmans, chrétiens et traditionalistes ont communié au cours de cette rupture collective

Un moment de communion qui se veut, selon le président du CNEI-BF, Salifou Nikiema, un exemple de « cohésion sociale » mais aussi de « cohésion religieuse » pour le bonheur du Burkina Faso.

« Cette année, le jeûne chez les musulmans et le carême chez les chrétiens ont commencé au même moment. Avec ce que traverse notre pays aujourd’hui, on a besoin de cohésion sociale et comme tous les Burkinabè, nous les acteurs de l’Economie informelle voulons de paix, d’où l’idée de cette rupture commune », a expliqué M. Nikiema. Pour lui, c’est aussi une occasion de montrer aux yeux du monde que musulmans, chrétiens ou traditionnalistes, les Burkinabè sont unis. Cela, d’autant plus qu’il est convaincu que ces différentes sensibilités religieuses adressant la même prière à Dieu, elle sera exaucée et c’est le Burkina entier qui sera gagnant.

Salifou Nikiema, le président du CNEI-BF voit en cette initiative une occasion pour montrer aux yeux du monde que les Burkinabè sont unis

L’initiative du CNEI-BF a été bien accueillie par le Président de la délégation spéciale de l’arrondissement, Jonas Sawadogo, qui a pris part à cette rupture commune.

Il s’est satisfait de partager ce « moment de spiritualité, de communion et de fraternité » qui met en avant « l’importance de la cohésion sociale et du vivre ensemble ».

Jonas Sawadogo, le PDS de l’arrondissement 2 a salué un exemple de promotion du vivre-ensemble

« Pour notre pays, de telles initiatives doivent être multipliées pour que nous puissions mettre ensemble nos énergies et être en communion de prières pour rechercher la paix durable », a soutenu M. Sawadogo, formulant le vœux que les supplications puissent apporter la sécurité et la paix au Burkina Faso.

Président des laïcs de la paroisse de Kolg-Naaba, Jean Joseph Konseibo s’est lui aussi réjoui d’un « moment significatif ». La coïncidence du jeûne et du carême, pour lui, est un message. « Quand des choses comme ça arrivent, ça veut dire que Dieu-même provoque à ce que tout ce que nous allons faire soit de tout cœur avec lui, afin que tout ce que nous sortirons de notre cœur soit favorable à Son oreille et qu’il puisse répondre à nos supplications et à nos doléances », a-t-il laissé entendre.

Jean Joseph Konseibo a souligné la dimension cohésion religieuse de cette rupture collective au moment où l’Eglise famille de Dieu célèbre le dialogue interreligieux

M. Konseibo a surtout voulu que l’on retienne le message d’union autour de cette rupture commune. « Il y a pratiquement toutes les confessions religieuses ici présentes (….) Cela veut dire que nous sommes tous un, tous un et fils et fille du même Dieu; et que tout ce que nous ferons devrait aller dans ce sens-là, dans le sens de la cohésion sociale. Et ça tient bien parce que l’Église catholique, en cette période-là, célèbre la semaine nationale du dialogue interreligieux », a-t-il souligné.

Le représentant de la communauté musulmane, El Hadji Tapsoba a également fait remarquer l’importance de ce genre de cadre pour la cohésion sociale et la cohésion religieuse.

El Hadji Tapsoba s’est félicité d’une initiative qui gagne toutes les contrées du Burkina Faso

Rendant hommage au Cardinal Philippe Ouédraogo qui a eu l’idée des ruptures collectives depuis 2016-2017, il dit être fier de constater que l’initiative se développe dans toutes les villes du Burkina Faso. Il a appelé l’ensemble des Burkinabè à l’union et la cohésion pour le retour de la paix.

En outre, cette rupture commune du CNEI-BF s’est également voulu un « moment symbolique de solidarité, de partage et de fraternité », une occasion pour renforcer l’esprit communautaire et soutenir les acteurs de l’économie informelle pendant cette période d’introspection, de prière et de dévotion. Concrètement, le Salifou Nikiema et ses camarades ont mobilisé 5 tonnes de riz et 1 tonne de sucre au profit des membres vulnérables du CNEI-BF.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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