À l’occasion du pèlerinage diocésain au sanctuaire Notre-Dame de Yagma, marquant également les 25 ans de la province ecclésiastique de Ouagadougou, Mgr Alexandre Bazié a accordé une interview à la télévision AV Maria. Il est notamment apporté des éclaircissements sur l’organisation des funérailles au sein de l’Église, précisant que les deuxièmes funérailles n’étaient plus obligatoires.
La mise en place des provinces ecclésiastiques, selon Mgr Alexandre Bazié, vise à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des fidèles. Dans ce sens, poursuit-il, la province ecclésiastique de Ouagadougou a initié un cadre de concertation en novembre 2023 à Manga, consacré notamment à l’organisation des funérailles.
« L’intention première des funérailles, a fait remarquer l’Evêque, est de regrouper les célébrations pour prier pour les défunts et éviter les dépenses ». « Malheureusement, déplore-t-il, nous avons constaté que cela s’est transformé en espaces de démonstration sociale et de pression financière ».
Face à cette situation, la province ecclésiastique de Ouagadougou a décidé de ne plus rendre obligatoire la célébration des deuxièmes funérailles. Une mesure qui vise, selon Mgr Bazié, à recentrer la pratique sur sa dimension spirituelle.
L’Église rappelle ainsi que la messe de requiem célébrée le jour des obsèques suffit pour confier le défunt à la miséricorde de Dieu. Pour la province ecclésiastique de Ouagadougou, cette réforme constitue une protection pour les familles modestes, en particulier les veuves et les orphelins, souvent confrontés à des charges financières excessives.
Désormais, les familles ont la possibilité d’organiser les funérailles et la messe de requiem en une seule célébration, sans obligation d’une seconde cérémonie.
À travers cette décision, la province ecclésiastique de Ouagadougou entend promouvoir une pratique plus sobre, plus solidaire et fidèle à l’esprit évangélique.
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