Le lait est en fête, au Palais de la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guinguané, à compter de ce mardi 25 octobre 2022, marquant le début des 72h du lait local.
Avec 1 674 832 de litres de lait récoltés et transformés pour un chiffre d’affaires de 1 032 246 647 F CFA, les 94 mini-laiteries qui composent l’Union des mini-laiteries et Producteurs Lait local au Burkina (UMPL/B) emploient 1 960 personnes. De quoi encourager les acteurs du domaine dont le président de ladite union, Adama Ibrahim Diallo qui souligne que le lait est la source de revenu d’environs 765 ménages.
Fort de cela, l’UMPL/B en initiant les 72h du lait local, entend contribuer à développer la filière en mettant en lumière le savoir et le savoir-faire des acteurs de la chaîne, des éleveurs, aux collecteurs en passant par les transformateurs et producteurs.

Ainsi, du 24 au 29 octobre, au Palais de la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guingané, les visiteurs auront droit à des expositions-ventes de laits, produits laitiers et autres produits dérivés.
Mieux, les 72h du lait local, offrent l’occasion, aux acteurs de la filière, de réfléchir sur comment dynamiser leurs activités, d’où le thème : « Les mini-laiteries face à la crise sécuritaire au Burkina Faso : Quelles stratégies pour pérenniser les acquis de développement ? »

Aussi, dans le sens toujours de positionner le lait local, cette 8e édition des 72h du lait local verra également la tenue du congrès lait équitable sous le thème : « Le lait équitable, un levier de résilience face à la concurrence déloyale du lait en poudre dégraissé à l’huile de palme dans les marchés Ouest africain. »
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Il s’agit par là, d’encourager à la consommation du lait local pour non seulement booster l’économie locale et aussi bénéficier des bienfaits et des richesses nutritifs de ces produits locaux. Il faut souligner que le Niger, le Sénégal et le Mali ont dépêché des délégations pour participer à ce congrès Ouest africain.

Le parrain de l’événement, le président de la Chambre nationale d’Agriculture (CNA), Moussa Koné a salué l’initiative, eu égard à l’apport de la filière au développement. Pour cela, il a invité le gouvernement à revoir « la faible capacité organisationnelle et de fonctionnement des structures de la filière ; les coûts élevés des technologies innovantes de transformation ; l’absence de financement adapté… »
De son côté, avant de donner le top, départ pour les 72h de le Secrétaire général chargé de l’expédition courante du ministère en charge de l’élevage, Wendné Victor Bonogo a adressé ses encouragements aux différents acteurs pour les efforts déployés pour développer le secteur de l’élevage en général et de la filière lait en particulier.

Ainsi, rappelant le contexte sécuritaire qui impacte le secteur de l’élevage et partant de la filière lait, a relevé que malgré le potentiel de 10 millions de bovins, « la production nationale peine à satisfaire la demande en lait local et produits laitiers. »
Il a rassuré qu’outre les appuis à la filière qui ont porté sur la tenue de campagne de vaccination, la mise à disposition des aliments à bétail… le ministère travaille à la mise en place du dispositif de gestion de crise affectant le secteur de l’élevage et l’aménagement des stations.
En attendant les 72h du lait local battent leur plein au Palais des la Jeunesse et de la Culture Jean-Pierre Guingané, et ce jusqu’au 29 octobre prochain.
Franck Michaël KOLA
Minute.bf





