Le pouvoir guinéen a dissous par décret samedi 07 Mars 2026, 40 partis politiques dans le pays. Parmi les formations concernées figurent les principales forces de l’opposition.
C’est un décret pris par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) qui a acté cette dissolution. La mesure touche plusieurs formations majeures de la scène politique nationale, dont l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC) de l’ancien président Alpha Condé, ainsi que l’Union des Forces Républicaines (UFR), fondée par Sidya Touré.
L’arrêté précise que ces partis « perdent immédiatement leur personnalité morale et leur statut juridique ». Les formations politiques visées sont accusées de « manquements à leurs obligations légales ».
Selon le texte, toutes les activités politiques menées en leur nom sont désormais interdites, aussi bien sur le territoire national que dans les représentations diplomatiques guinéennes à l’étranger.
L’arrêté prévoit également la mise sous scellés des sièges nationaux et des représentations locales de ces partis.
Leur patrimoine sera placé sous séquestre en attendant la désignation d’un liquidateur chargé d’en assurer la gestion. Cette suspension intervient alors que la Guinée se prépare aux élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, considérées comme une étape clé du processus de transition politique.
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