Moins de 72 heures après l’opération américaine contre le Venezuela, Donald Trump a affirmé ce lundi 5 janvier 2026, que les États-Unis ont besoin du Groenland et que son pays pourrait prendre des mesures concrètes dans les semaines à venir pour en assurer le contrôle.
« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a affirmé Donald Trump devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. Et d’ajouter: « nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours ».
Bien qu’aucune action militaire ou administrative n’ait été entreprise à ce jour, ces propos du président ont immédiatement suscité la réaction du Danemark.« Si les États-Unis attaquaient un pays de l’OTAN, ça serait la fin de tout », a prévenu la Première ministre danoise Mette Frederiksen. Et de poursuivre : « si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors tout s’arrête. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale ».
Elle a rappelé que le Groenland n’est pas à vendre et relève de la souveraineté du Danemark, ainsi que des autorités groenlandaises, qui dénoncent un langage inacceptable et irrespectueux de leur autonomie. D’autres pays européens ont également réaffirmé leur soutien à la souveraineté danoise et au respect du droit international.
Cette escalade verbale s’inscrit dans la série de déclarations agressives de Trump après son opération contre Nicolás Maduro, où il a laissé planer la menace d’interventions contre certains pays d’Amérique latine, comme la Colombie. Le Groenland, territoire riche en ressources et position stratégique dans l’Arctique, apparaît désormais comme le nouveau terrain de tension dans la diplomatie américaine.
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