mardi 24 février 2026
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Édito | Baccalauréat 2025 : Entre stress, ferveur et quête de réussite !

Depuis le mardi 24 juin 2025, les salles de composition du Burkina Faso vibrent au rythme des épreuves écrites du baccalauréat, ultime étape avant le seuil tant espéré de l’enseignement supérieur. Le lancement officiel au lycée Bambata de Ouagadougou, marqué par la présence remarquée d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Agriculture, Ismaël Sombié, représentant le Premier ministre, n’a pas seulement été un acte symbolique. Il a été un message fort : celui d’un État soucieux d’encourager sa jeunesse et de réaffirmer les valeurs d’intégrité et de mérite dans la quête du savoir.

Mais à mesure que s’égrènent les jours post-composition, une autre atmosphère s’installe : celle d’une attente pesante, silencieuse et parfois angoissante. Les candidats, après avoir versé sueur et espoir sur les feuilles d’examen, entrent dans une période d’incertitude où le doute s’insinue. Ai-je bien répondu ? Ont-ils compris mon raisonnement ? Ai-je respecté les consignes ? Ce stress post-composition, parfois plus éprouvant que les épreuves elles-mêmes, envahit les esprits, perturbe les sommeils, et suspend le quotidien.

C’est alors que l’on assiste à un phénomène bien ancré dans notre culture : la montée en puissance des prières, des invocations et des implorations adressées aux forces spirituelles. Églises, mosquées, cours familiales et lieux sacrés sont pris d’assaut. On multiplie les neuvaines, les récitations de versets, les bénédictions parentales ou religieuses. Les parents, souvent plus anxieux que les enfants eux-mêmes, ne lésinent sur aucun recours. Bougies, chapelets, talismans, versets récités à l’aube… tout devient moyen d’implorer la réussite. À travers ces pratiques, se révèle un attachement profond à la spiritualité, mais aussi une forme de résilience face à une évaluation qui, dans bien des cas, scelle des trajectoires de vie.

Dans ce climat de tension mêlé de ferveur, il est important de rappeler que la réussite au baccalauréat ne se limite pas à la validation d’un cycle. Elle est souvent perçue comme le point d’orgue d’années de sacrifices consentis par des familles entières. Elle incarne une promesse : celle d’un avenir meilleur, d’une insertion universitaire, voire professionnelle, et parfois, l’espoir de sortir de la précarité.

Mais au-delà du diplôme, la voix du gouvernement, relayée par le ministre Ismaël Sombié, doit être entendue et méditée. Le Burkina de demain se construira avec des citoyens honnêtes, travailleurs et responsables. Ce message adressé aux candidats, mais aussi à la nation entière, résonne avec d’autant plus de force dans ce contexte : la tricherie ne doit plus être une voie d’accès à la réussite. Le mérite et l’effort doivent redevenir les piliers de l’ascension sociale.

À tous les candidats, que le calme succède à l’effervescence. Que la confiance en soi l’emporte sur le doute. Et que les prières des parents, dans toute leur sincérité, soient l’écho d’une société qui continue de croire que l’éducation reste la clef de l’espérance et d’un développement harmonieux.

Bonne chance à toutes et à tous ! Que l’éducation éclaire vos chemins comme l’aube éclaire le monde.
Vive la jeunesse, semence d’espérance et promesse de lendemains meilleurs !

Dr Dramane Patindé KABORE, Enseignant-chercheur au CU-Dori et Journaliste-communicant !!

Minute.bf

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