Déclarations du président Bazoum : « Il faut éviter de fragiliser la fraternité entre le Burkina et le Niger » (Cédric Ouédraogo)

Ceci est une tribune de Cédric Ouédraogo, président du Mouvement Citoyen de la Diaspora burkinabè sur les déclarations du président nigérien, Mohamed Bazoum, en ce qui concerne l’ex choix opérés par le Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme. Lisez plutôt !

Le Président Mohamed Bazoum vient de donner une interview exclusive à un organe de presse international sur des sujets divers relatifs à la situation sécuritaire dans le sahel. Dans l’entretien accordé, le Président Bazoum faisant fi des traditions diplomatiques entre pays a tenu des propos assez austères à l’endroit du Burkina Faso. Sur la question particulière des civils supplétifs de l’armée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Président Bazoum declare ceci : « distribuer des armes à des civils est une erreur tragique qui expose à deux types de risques : celui d’en faire des proies faciles pour des terroristes, de la chair à canon en quelque sorte, et celui de voir se multiplier les abus et exactions, car nul ne contrôle la moralité et le comportement des gens recrutés à la hâte et lâchés dans la nature ». Dans l’argumentaire du Président, il affirme tout aussi avoir échangé sur cette question avec le Président Damiba en relevant ceci : « si les terroristes sont plus forts et plus aguerris que l’armée, comment des civils pourraient ils les résister ».

Si notre organisation reste fermement attachée à la liberté d’expression, ferment du jeu démocratique, toutefois nous sommes indignés des propos du Président Mohamed Bazoum à l’endroit du pays frère le Burkina Faso. Ces propos violent sans aucune mesure le devoir de réserve sur une question très sensible. Pire, cette posture du Président Bazoum jette en pâture le Burkina Faso au sein de la communauté internationale en l’indexant comme étant non respectueux du droit dans la lutte contre l’insécurité.
Le Président du Niger aurait pu utiliser les câbles diplomatiques entre le Burkina Faso et son pays pour partager avec le Président Traoré sa vision sur cette question majeure.

Il est important de relever que notre indignation n’est aucunement adressée au vaillant peuple du Niger. Le Niger est un pays ami avec lequel le Burkina Faso partage des relations séculaires.

Le mouvement citoyen de la diaspora Burkinabè à travers cette déclaration appelle encore une fois les filles et les fils du Burkina Faso à sonner l’union sacrée dans la reconquête du territoire national.

Lire aussi ➡️ Lutte antiterrorisme : Jean-Emmanuel Ouédraogo réagit aux propos du président nigérien Mohamed Bazoum

Pour le Mouvement Citoyen de la Diaspora burkinabè

Cédric OUEDRAOGO
(Président)

Minute.bf

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