L’Association des jeunes Burkinabè de Bergamo (AJBB) a tenu, ce jeudi 8 janvier 2025 à Ouagadougou, une conférence de presse au cours de laquelle elle a annoncé l’organisation de la première édition du Symposium culturel des Burkinabè de la diaspora en Italie. Cette initiative vise à rassembler les acteurs culturels burkinabè vivant à l’étranger afin de réfléchir aux enjeux et à l’avenir de la culture nationale hors des frontières.
Placée sous le thème « Promouvoir la culture burkinabè à l’international », la première édition du Symposium culturel des Burkinabè entend créer un cadre d’échanges entre artistes, promoteurs et professionnels culturels de la diaspora.
Avec ce symposium, l’AJBB ambitionne de poser les bases d’une meilleure structuration de la culture burkinabè au sein de la diaspora et de renforcer sa visibilité sur la scène internationale.

Selon le président de l’AJBB, Daouda Compaoré, le Symposium culturel des Burkinabè de la diaspora vise à structurer l’engagement culturel à l’étranger et combler les insuffisances dans le domaine. « Nous avons constaté qu’après plusieurs années d’activités culturelles, il manque encore des compétences et une véritable organisation dans le domaine. Ce symposium vise donc à réunir les acteurs autour d’une table ronde pour discuter des enjeux culturels à l’international », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général de l’AJBB, Toubga Loure, de préciser que le symposium se déroulera sur deux jours, les 31 janvier et 1er février 2026 en Italie. « Il y aura d’abord une table ronde, suivie d’une conférence. L’objectif est d’aboutir à une feuille de route commune pour tous les acteurs culturels burkinabè, que ce soit en Italie, en Europe, en Afrique ou en Amérique », a-t-il indiqué.
Plusieurs problématiques majeures seront abordées, au cours de ce symposium, notamment celles en lien avec la coordination des événements culturels à l’étranger. « Il arrive souvent que des dates d’événements se chevauchent, ce qui crée un désordre. Nous voulons réfléchir ensemble à une meilleure organisation afin de promouvoir efficacement l’identité culturelle burkinabè à l’extérieur », a-t-il souligné.
Conseiller de l’activité, Papus Zongo a insisté sur la nécessité de professionnaliser le secteur culturel au sein de la diaspora. « Si vous voulez continuer à organiser des spectacles de façon légale et que cela profite réellement aux artistes, il faut avoir le courage de se documenter et de se faire enregistrer comme promoteurs professionnels », a-t-il conseillé, citant des exemples d’artistes burkinabè se produisant dans des salles reconnues aux États-Unis grâce à une organisation conforme aux normes.

Pour Papus Zongo, le symposium offre un cadre de réflexion collective et inclusive. « Ce n’est pas l’affaire d’un groupe, mais une réflexion à 360 degrés pour se poser les bonnes questions : identifier des salles de référence, répertorier les professionnels du spectacle et structurer la promotion culturelle burkinabè à l’international », a souligné le conseiller de l’activité.
Papus Zongo a lancé une invite à l’endroit des autorités et des partenaires à accompagner cette première édition.
« Plus nous serons organisés, plus nos actions porteront et profiteront à tous », a-t-il conclu.
Lire aussi : Diplomatie : La diaspora burkinabè d’Italie réaffirme son soutien au Président du Faso et au gouvernement
Sakinatou ZOUNDI (stagiaire)
Minute.bf






