jeudi 2 avril 2026
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Covid-19: « Le masque m’étouffe et m’empêche de respirer », (Citoyen)

Le port du masque, cache-nez ou bavette obligatoire est entré en vigueur le lundi 27 avril 2020 au Burkina Faso.  C’est une mesure qui a pour but de briser la chaîne de transmission de la maladie qui a déjà; malheureusement, fait 42 morts, à la date du 25 avril 2020. La mesure est-elle respectée par les citoyens ?  Une équipe de www.minute.bf a fait pour vous le constat dans la ville de Ouagadougou.

Le port du masque est partiellement respecté à Ouagadougou. C’est le constat que l’équipe de www.minute a pu faire au premier jour d’entrée en vigueur de la mesure de port obligatoire du masque au Burkina Faso. Si certaines personnes saluent la mesure et la respectent, d’autres par contre, peinent à la respecter. 

Boureima Bancé est  vendeur ambulant. « Je suis au courant du  port du masque mais je n’ai pas encore acheté mon masque. D’ici à  demain, je vais m’en procurer » nous a-t-il rassurés. Pour lui, le président devait mettre les masques gratuitement à la disposition de la population car « les nécessiteux comme nous n’ont pas assez d’argent pour acheter le masque », a-t-il souligné. 

Kabré Souleymane

Kabré Souleymane, lui, trouve que la mesure de port de masque obligatoire permettra de protéger efficacement la population contre la pandémie du Covid-19. Lui-même n’en portait pas pourtant. « Je suis juste assis dans mon quartier, ainsi je n’en porte pas ; c’est au moment de sortir que j’en porte », a-t-il dit.

Mme Bayili, commerçante, elle par contre, ne supporte pas le masque. « Je suis consciente qu’il faut porter le masque, mais quand je porte,  je suffoque. C’est pourquoi je n’en porte pas régulièrement », a-t-elle expliqué. 

Comme elle, bon nombre de Burkinabè ne portent pas de façon continue le masque. Il faut savoir qu’aux premières heures de l’entrée en vigueur de la mesure, les structures chargées du contrôle de l’application de la mesure du port obligatoire de masque au Burkina comptent préconiser la sensibilisation avant d’arriver au fil du temps à la répression. 

Allons-nous en arrivé là? C’est là question qu’il faut se poser au regard du constat fait au premier jour de l’entrée en vigueur du port de masque obligatoire

Hamadou Ouédraogo

Minute.bf

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