jeudi 5 février 2026
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Cotisations impayées : L’ONU face à une grave crise de trésorerie

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a averti vendredi, les États membres d’un « effondrement financier imminent en 2026 » de l’organisation. Pour cause, malgré le versement des cotisations par plus de 150 États membres, l’ONU a clos l’année 2025 avec 1,6 milliard de dollars d’arriérés, soit plus du double du montant enregistré en 2024.

Le non-paiement ou le retard de contributions obligatoires par plusieurs pays, représentant une part significative du budget ordinaire de l’ONU, en est la principale cause. Selon Antonio Guterres, la situation actuelle diffère des crises financières précédentes traversées par l’institution. Les difficultés de trésorerie sont aggravées par l’obligation de rembourser aux États-membres les crédits budgétaires non engagés. « Nous sommes pris dans un cycle kafkaïen : on attend de nous que nous rendions de l’argent qui n’existe pas », a déclaré le secrétaire général de l’ONU. Ces tensions financières contraignent régulièrement l’organisation à geler des recrutements, différer des paiements ou réduire certaines missions.

Toutefois, Antonio Guterres estime que ces mesures ne suffisent plus et craint de ne pas pouvoir exécuter intégralement le budget-programme 2026, adopté en décembre. Selon lui, les liquidités du budget ordinaire pourraient être épuisées dès le mois de juillet.

Antonio Guterres a appelé les États membres à honorer pleinement et dans les délais, leurs obligations financières ou, à engager une réforme en profondeur des règles budgétaires de l’organisation. En outre, il a réaffirmé sur le réseau social X, la détermination de l’ONU à poursuivre ses missions en faveur de la paix, de la justice et de la coopération internationale.

Pour Guterres, les États-Unis figurent parmi les pays ayant récemment réduit ou retardé leurs contributions.
Début janvier, le Président américain Donald Trump avait signé un décret retirant les États-Unis de 31 agences onusiennes, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Aussi, le Président americain a lancé un « Conseil de la paix », perçu par ses détracteurs comme une organisation concurrente de l’ONU, à laquelle une trentaine de pays ont adhéré à ce stade. Pour l’heure plusieurs États, dont la France, la Norvège, la Croatie et la Nouvelle-Zélande, ont annoncé ne pas y participer.

Minute.bf

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