Côte d’Ivoire : Les enseignants en grève ce lundi, le gouvernement menace de sanctions

En Côte d’Ivoire, les cours sont paralysés dans les écoles depuis le 3 avril dernier. Et pour cause, l’Intersyndical du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (IS MENA) et celui du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage (IS METFPA) ont déclenché une grève de 48 heures pour réclamer des primes d’incitation pour les agents du secteur Éducation/Formation. N’ayant pas eu de suite favorable à l’issue de ces deux journées de grève, les syndicats ont décidé de poursuivre leur mouvement de protestation, ce lundi 7 avril.

En réponse à cette situation, le gouvernement ivoirien veut recourir à la méthode forte. Dans un communiqué samedi, le Ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration a accusé les deux syndicats d’avoir unilatéralement rompu le dialogue avec le gouvernement et ouvert un front social. Il leur reproche notamment d’inciter à des grèves « en violation de la loi, du protocole portant trêve sociale et des principes mêmes qui gouvernent les négociations syndicales ». Le ministère invite donc les grévistes à revenir « à la raison », tout en leur donnant un ultimatum pour reprendre le travail.

« Le Gouvernement lance un ultime appel à la raison, au sens de la responsabilité et au civisme des instigateurs de ces mots d’ordre ainsi qu’aux personnes qui y défèrent afin de revenir à la table des discussions et de cesser de sacrifier l’avenir des générations futures sur l’autel de leurs intérêts et quêtes personnelles », a déclaré la ministre Anne Désirée Ouloto, ajoutant que « tout enseignant qui ne sera pas à son poste de travail à compter du lundi 7 avril 2025 à 07 heures sera considéré comme démissionnaire et traité comme tel, conformément aux dispositions du statut général de la Fonction Publique ».

Le gouvernement ivoirien a également rassuré les parents d’élèves et les élèves que toutes les dispositions seront prises pour conduire l’année scolaire 2024-2025 à son terme et garantir l’organisation paisible des examens de fin d’année.

Minute.bf

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