Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé, mardi 7 janvier 2026, à la dissolution du gouvernement, une décision qui intervient dans la foulée des élections législatives du 27 décembre 2025.
Dirigée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé, l’équipe gouvernementale a présenté sa démission, acceptée par le chef de l’État. Cette étape s’inscrit dans le strict respect des dispositions constitutionnelles ivoiriennes, qui établissent l’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et le mandat de député. Plusieurs membres du gouvernement sortant ayant été élus à l’Assemblée nationale, la dissolution apparaissait dès lors comme une formalité institutionnelle.
Dans un communiqué officiel, la présidence a précisé que les ministres sortants sont chargés d’expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau gouvernement. Une transition classique, destinée à assurer la continuité de l’action publique.
Cette recomposition gouvernementale intervient dans un contexte politique largement favorable au pouvoir en place, marqué par la victoire du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) aux législatives et par la récente reconduction d’Alassane Ouattara à la tête de l’État.
Au-delà de son caractère administratif, cette dissolution ouvre la voie à une nouvelle architecture de l’exécutif, appelée à accompagner les orientations politiques du président pour le nouveau cycle institutionnel. Les prochains jours devraient ainsi être décisifs, avec l’annonce attendue d’une nouvelle équipe gouvernementale.
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