Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé, ce lundi 26 janvier 2026 à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier des experts de l’Alliance des États du Sahel (AES). Placé sous le thème « Renforcement du rôle stratégique des médias de l’AES dans un contexte géopolitique dynamique », cette rencontre vise à contribuer à la diffusion d’une image fidèle des actions gouvernementales des États membres de la Confédération. Les travaux se sont ouverts en présence du président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, ainsi que du ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré.
Dans un contexte international marqué par de profonds bouleversements géopolitiques et stratégiques, l’information et la communication jouent un rôle crucial. C’est dans cette dynamique que s’inscrit cet atelier de Ouagadougou, qui réunit les pays membres de l’AES, avec pour objectif de renforcer le branding de leur option politique souverainiste.

Concrètement, les experts médias des trois pays se pencheront sur les voies et moyens de consolider les médias de l’AES afin qu’ils contribuent efficacement à la promotion des valeurs, de la vision stratégique, des politiques publiques et de la coopération entre les États membres. Il s’agira notamment d’investir dans la formation des acteurs, de moderniser les outils de communication, d’encourager la production de contenus endogènes et de promouvoir un narratif sahélien authentique, porté par les valeurs, les réalités et les aspirations communes.
Selon le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la communication constitue non seulement un levier central de développement durable, inclusif et équitable, mais également « un moteur transversal et participatif » permettant d’amplifier l’impact des projets, de faciliter le dialogue entre les communautés, de favoriser le partage des connaissances et l’appropriation locale des politiques publiques.

Pour le ministre Ouédraogo, l’information et la communication représentent aujourd’hui un enjeu stratégique majeur, un levier de souveraineté et un instrument de défense des intérêts des peuples. « Les États de l’AES se doivent plus que jamais de communiquer, non seulement sur la vision souverainiste, les projets, les ambitions et les défis majeurs de l’AES, mais aussi sur les grandes mutations géopolitiques actuelles qui impactent notre espace », a-t-il souligné.
Face aux adversités multiformes, aux défis sécuritaires, humanitaires et moraux, les États de l’AES « n’ont d’autre choix que de renforcer leurs outils de communication pour les rendre efficaces, accessibles et crédibles au profit des populations et du monde entier », a fait savoir Monsieur Ouédraogo.

Aussi a-t-il insisté sur la nécessité pour les médias de l’AES d’être en phase avec la culture, les traditions et les réalités de l’espace sahélien. « Notre histoire commune doit être racontée par nous-mêmes et non dictée par d’autres », a-t-il martelé.
Abordant les perspectives, le ministre a annoncé qu’en plus de la radio Daandé Liptako, basée à Ouagadougou, et de la Télévision AES (TV AES) installée à Bamako, un troisième outil stratégique verra le jour dans les mois à venir au Niger afin de compléter le dispositif de communication de la Confédération sur les plans africain et international.
Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a de ce fait invité les participants à mener des réflexions approfondies et à formuler des propositions concrètes à soumettre aux autorités compétentes.
Jean-François SOME
Minute.bf






