vendredi 16 janvier 2026
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Chute de Roch Kaboré : « l’espoir renaît » chez la population

Après plus de 24h d’attente, l’annonce a été faite par un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale par le capitaine Sidsoré Kader Ouédraogo, hier lundi 24 janvier dans la soirée. Le désormais ex président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a été renversé par un putsch conduit par le lieutenant colonel Paul Henri Sandaogo Damiba. C’est désormais le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) qui est aux commandes du pays pour une période de transition « indécise » pour le moment. Comment les Burkinabè apprécient ce changement antidémocratique ? Minute.bf a tendu son micro à quelques citoyens.

Un État d’exception, c’est la situation qui prévaut actuellement au pays des hommes intègres après la chute du régime Kaboré. Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) avec à sa tête, le lieutenant colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a aussitôt dans la foulée annoncé la dissolution du gouvernement, ainsi que le parlement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays.

Brice Gislain Dabiré, commerçant

Commerçant, Brice Gislain Dabiré ne cache pas sa satisfaction. Selon lui, il était temps que les militaires prennent leur responsabilité, car la situation allait de mal en pis. Son souhait : « que les cœurs s’apaisent et la paix le bien partagé ». « Les institutions du pays ont perdu de leur valeur. Pour ramener la quiétude et la rigueur il fallait des hommes de tenue au pouvoir », pense Brice Gislain Dabiré.

Oumarou Kienthega, ingénieur en son

Tout comme ce dernier, Oumarou Kienthega, ingénieur en son, soutient que le coup est tombé à point nommé, car l’avenir était incertain et le peuple ne rêvait plus. « Donc ce qui se passe actuellement, on est consentant, quitte à ce que, cela soit une arnaque mais l’espoir renaît, c’est le plus important », souffle-t-il. Toujours selon cet ingénieur en son, avec ce nouveau tournant, il faut envisager des partenaires nouveaux pour une nouvelle vision, en espérant vraiment que la métropole n’a pas sa main dedans. « Pour moi, la priorité est qu’ils (ndlr, les militaires au pouvoir) stabilisent le pouvoir en ramenant la sécurité pour permettre à ces millions de déplacés de regagner leur localité, de lutter efficacement contre la gabegie, la corruption. Aujourd’hui est un jour nouveau pour le Faso », a soutenu Inoussa Yameogo, étudiant.

Inoussa Yameogo, étudiant

René Ilboudo pour sa part reste pessimiste quant à l’avenue des militaires au pouvoir. Selon lui, ils doivent établir au plus vite un calendrier pour un retour constitutionnel. « On les attend plus au front qu’au palais présidentiel », lâche-t-il.

En rappel, Roch Marc Christian Kaboré était arrivé au pouvoir en 2016 par les urnes puis réélu en novembre 2020. C’est la 9e fois dans son histoire que le Burkina Faso connaît un coup d’État militaire.

Mathias Kam (stagiaire)

Minute.bf

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