« Ce qui s’est passé les 30 et 31 octobre, c’est une honte pour le Burkina » (Pascal Zaïda)

Le président du cadre du cadre d’expression démocratique (CED) a animé une conférence de presse ce mercredi 13 février 2019 à Ouagadougou. Face aux Hommes de médias, Pascal Zaïda a livré sa vision sur la situation nationale et n’a pas hésité à proposer ce qu’il appelle solution.

« Nous sommes arrivés à une conclusion que le Burkina va très mal. Toutes les solutions proposées ont échoué. Avec les derniers développements sur la question sécuritaire, nous avons estimé qu’il est temps pour nous d’aller à une réconciliation. Et cette réconciliation ne saurait se faire avec celui qui est la cause du problème, c’est-à-dire le président Kaboré. Nous estimons que s’il aime son pays et son peuple, il va démissionner pour incompétence » a déclaré le président du CED, Pascal Zaïda. En affirmant jouer le rôle de veille, revendique la légitimité de la démission du président du Faso. Cette démission serait la résultante des propositions non abouties et les « prérogatives constitutionnelles » permet cela.

« Ce qui s’est passé les 30 et 31 octobre, c’est une honte pour le Burkina. Au bout de trois ans le président du Faso a sous ses mains plus de 600 morts » a ajouté Pascal Zaïda. Sur le plan sécuritaire, la dégradation du climat selon le CED nécessite la mise en place d’une commission d’enquête indépendante. Faire la lumière sur ce qui s’est passé à Yirgou devrait être la « priorité » du gouvernement. Sur le cas de Yirgou, les divergences entre les propos du gouvernement et ceux de certaines organisations de la société civile a aussi attiré l’attention du CED. « Jusqu’à ce matin, personne n’a été interpellé. Je peux pas comprendre que dans un pays, pendant trois jours, on massacre des gens et personne n’est à mesure d’intervenir » a déploré le président du CED.

Le CED attire l’attention de l’opinion sur la divergence des versions sur le cas de Yirgou. Pour le président, le gouvernement a d’abord donné un premier élément qui n’est pas la vérité parce que ça été contredis et ça été démentis par a+b. Tout en invitant à l’auto saisine des nations unies et de la Cours Pénale Internationale, Pascal Zaïda estime en rapport avec la cohésion nationale, que sur les bases de « haine » et de « division », « le Burkina n’ira jamais loin ».

Basile SAMA
Minute.bf

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