mardi 3 mars 2026
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Burkina : « Si Roch part aujourd’hui qui sera à sa place ? » (Elèves)

La Coalition des Elèves de Ouagadougou a exprimé son inquiétude face à l’évolution de la situation nationale. Ce jeudi 25 novembre 2021 à Ouagadougou, ces élèves ont, au cours d’une conférence de presse, regretté les différents appels à la démission du président du Faso.

Depuis les événements d’Inata qui ont coûté la vie à 53 Burkinabè (officiel), les réactions fusent de toute part notamment avec les appels à la manifestation pour demander le départ du président du Faso pour certains, et les appels à la démarcation de la marche du 27 novembre prochain, pour d’autres. « Nous aussi, nous avons notre mot à dire », lancent des élèves unis au sein de la Coalition des Elèves de Ouagadougou.

« On entend partout que Roch dégage ! Si Roch part aujourd’hui qui sera à sa place ? Est-ce que c’est sûr que cette personne pourra résoudre le problème de la sécurité ? », s’interrogent les conférenciers qui pensent que « la jeunesse doit conjuguer ses efforts, apporter tout son soutien au président Kaboré ». « Et ensemble, nous sommes sûrs que l’issue sera favorable pour le Burkina Faso », sont-ils convaincus.

Une vue des élèves à la conférence de presse

« Trouver urgemment des solutions à l’insécurité »

Remy Kaboré, porte-parole de ces élèves a invité le gouvernement à trouver « urgemment des solutions à l’insécurité ». Il a ensuite demandé « aux hommes politiques d’arrêter de vouloir utiliser les élèves comme des boucs émissaires dans ce contexte où tout le monde se cherche ».

« Déjà nous voyons des esprits malins faire le tour des établissements à travers nos délégués pour proposer des sommes d’argent pour demander l’accompagnement des élèves pour les marches », ont confié les conférenciers marquant leur refus « d’être utilisés comme des cow-boys dans cette situation ».

« Nous ne pouvons pas dire que les manifestants ne sont pas en droit de marcher. C’est leur droit. Mais en venir à des moments où on va saccager, brûler des pneus, ce n’est pas convenable. Cela régresse le pays qui est en développement.
Nous allons sortir, au lieu de soutenir le president, il y en qui sortent pour dire qu’ils veulent que le président dégage. On peut sortir procéder par une marche pacifique… Mais c’est déplorable de voir que les manifestants sortent et ça brûlent les pneus, ça saccage les biens publics, ça ne fait pas honneur à jeunesse », déplore Remy Kaboré.

www.minute.bf

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